‹ Une colonne dans le Soudan françaisChapitre 60 sur 63 · ÉQUIPEMENT DES HOMMES · texte numérisé non relu

ÉQUIPEMENT DES HOMMES

Le sac est gênant et inutile; son mode de suspension, déjà critiqué dans les régions tempérées, devient aux colonies une cause d'accidents qui peuvent avoir une certaine gravité : coups de chaleur, etc. Le mieux sera toujours, si les ressources en coolies le permettent, de décharger l'Européen le plus possible; au pis aller, il portera quelques effets de rechange, réduits au strict minimum, roulés dans la couverture portée en sautoir.

L'homme a toujours une tendance à s'encombrer, au départ, de choses inutiles, qu'il jette, le plus souvent, dès la première étape; pourquoi le charger, par exemple, d'une deuxième paire de souliers, et n'est-il pas préférable de n'en donner à chacun qu'une paire en bon état, quitte à faire suivre, au besoin, le détachement d'une petite réserve de chaussures, portée par un coolie ou deux?

Le coupe-coupe, en usage dans les régiments tonkinois, rend les plus grands services ; il serait à désirer que chaque Européen en fût pourvu; en revanche, la baïonnette est gênante, ne sert d'une façon eff"ective que dans certains cas très rares; cependant sa suppression pure et simple paraît inadmissible.

Peut-être pourrait-on arriver à trouver un modèle de coupecoupe léger porté à la ceinture, servant avant tout de coupecoupe, mais pouvant, lorsque la chose devient nécessaire, être adapté au bout du fusil et devenir une baïonnette.

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