‹ Une Conversion au Catholicisme: Le Pasteur Pierre de JouxChapitre 15 sur 41 · Les dernières années à Nantes: 1810 à · texte numérisé non relu

Les dernières années à Nantes: 1810 à

Pour toute la période 1810-1815, nous ne possédons pas de registre consistorial. [l a certainement existé, car il n’y a pas de raison pour que le Consistoire ait subitement cessé de se réunir. Ce registre a du être volontairement égaré ;

nous verrons tout à l’heure pourquoi.

Le 1° Septembre 1810 commença pour de Joux le régime du traitement réduit. Des beaux comptes de 1805, il ne restait pas grand chose.

Ce qu’il avait de fixe c'était les 6.000 francs de traitement, dont 4.000 du Consistoire. Le &cçasuel » qui aurait du lui rapporter 1.000 francs, se réduisait pratiquement à rien. Les enterrements seuls lui rapportaient quelque chose — encore pas tous. Le plus qu’il pouvait toucher était 60 francs, or, en l’année 1807, où le registre des enterrements en accuse le plus, nous en comptons tout juste trois; ce qui fait au maximum 180 fr. et peut-être rien du tout. Ce fameux « casuel » était donc un bénéfice illusoire.

Avec les 2.000 que le Consistoire ne lui donnait plus cela faisait déjà un trou de 3.000 francs au budget établi en 1805. Pour comble de malheur, il semble même qu’à cette époque il n’a plus de pensionnaires et que ses 4 leçons par jour qui lui rapportaient 3.000 fr. par an ont également cessé (‘).

Il avait escompté faire vivre sa nombreuse famille avec 6.000 par an. C'était peu. Que faire avec 4.000 ? (2.000 du Gouvernement et 2.000 de son Consistoire).

De Joux eût alors recours à un expédient qui dut certainement beaucoup coûter à son orgueil. Il écrivit au ministère (‘) pour réclamer le « supplément de traitement » que lui octroyait un décret du 5 mai 1806.

« La représentation décente qu’exige mon état, l’absence d’un casuel que réprouve notre culte (*), les travaux de la prédication

dans une église où chaque semaine, je dois prononcer un discours

{‘) Lettre au Ministre de l’Intérieur. 8 sept. 1810. Archives de la Loire- Inférieure. Série V. 282-2.

(2) Ce n’est qu’à moitié vrai. Puisque, s’il ne touchait aucun casuel pour les mariages et les baptèmes, il en touchait parfois pour les enterrements.

Mais si /héoriquement ce n’était pas vrai, ce l’était pratiquement.

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