‹ Une Conversion au Catholicisme: Le Pasteur Pierre de JouxChapitre 22 sur 41 · En marche vers le catholicisme · texte numérisé non relu

En marche vers le catholicisme

Cette marche, lente mais constante, vers le catholicisme nous la trouvons en étudiant deux dogmes spécifiquement protestants, l’un ecclésiastique : la notion d’Eglise; l’autre dogmatique : la question du salut.

Au sens calviniste, l’Eglise universelle, est l'Eglise invisible, l’union de tous ceux qui, par le monde, forment le « corps du Christ ». C’est bien dans ce sens que de Joux dira en 1789 :

« Appartenir au Rédempteur du monde, c’est être un membre véritable de l'Eglise sainte et universelle qui est son corps! » (!)

Mais en 1793 il semble déjà s’écarter un peu de la notion calviniste qui considère comme l’un des attributs spécifiques de l'Eglise universelle, qu’elle ne soit point, sinon en esprit. Or, à en croire de Joux, à « l’âge d’or » du christianisme, cette Eglise universelle existait et Jésus qui lavait «acquise au prix de son sang » devait aussi la «€ confier à ses disciples », () Ceci peut encore être protestant puisqu'il s’agit du premier siècle et non du temps présent !

Mais en 1797, le rêve se précise, l'Eglise qui fut, est aussi l'Eglise qui sera. Et de Joux l'appelle de tous ses vœux. Bien plus, elle va bientôt se réaliser ; elle est en train de se réaliser ! Et de Joux entonne déjà un chant de triomphe ; c’est son sermon sur la Renaissance prochaine de la Religion. (*)

En 1803, il semblerait que l'Eglise universelle existe déjà. N'est-ce pas un signe de la vraie prophétie, que de parler

(*) id. tome III, p. 526.

(?) id. tome III, p. 9.

G) id. tome I, p. 1.

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