SPECTACLES
Mais parlons spcctccles, nous serons moins dissidents. Le 26 décembre, la Scala a ouvert. L*âbonu6ment coule cinquante francs jusqu'au 14 mai. L'opéra les Deux Wladimir^ exécrable copie de Mérope et d'HéracliuSf a une musique volée à TÂcadémie impériale de musique, id est savante, plate et ennuyeuse aa suprême degré; c'est de Winter, jeune poulet de soixantedix-neuf ans. Vous lui devez Proserpine. Le premier jour on a sifllé cette infamie ; le second, cent billets donnés l'ont fait tolérer. Tandis qu'on le huait, il pleurait de joie. On applaudissait la fille naturelle de ce grand homme, mademoiselle Metzger, jeune créature criblée de petite vérole, laide et c... au suprême degré, mais voix superbe. C'est un soprano, pas si haut que la Bonini; cela plairait à Paris. Madame Gamporesi a une voix froide et magnifique. C'est peut-être la première après la sublime Gatalani. La Marconi, contre-alto passable, plus laide encore que la Metzger. Madame Camporesi, avec des traits superbes, est déplaisante.-^ Le 18 janvier, nous aurons Ciro, de Rossini; ensuite un opéra de Soliva; et, le 14 mars, Don Juan, pour la troisième fois en deux ans.
A Venise, fiasco infâme aux deux théâtres San Mosè et la Fentce. Ils ont sifllé Tachinardi, Galli et la Festa. Les deux premiers sont des dieux pour mou A Naples, VArmida de Rossini
a8 ŒUVRES t»OSTHllME$ DE StËNDHÂL.
a eu le plus grand succès ; mais on a été obligé d'aller le cfa cher à la campagne avec de la maréchaussée» et de le mettn prison pour lui faire terminer la partition.
Le carnaval, à Naples, ne commence que le 13 janvier. ne vous parle pas de beaucoup de petits fiascos dans les pel villes; on a de rhumeur, on la passe sur les acteurs.