‹ Une correspondance inédite; (volume 2)Chapitre 37 sur 79 · II · texte numérisé non relu

II

les grilles des portes, comme quelques persoimes bumûues qui cuvironnaient le eorps de Prina eatrepreDaieDl de Y y porter. Il parlait encore et n'avait point de blessure mortelle ; il s'écriait d'une voix, assez forte : Au nom de Dku^ achevex^moi. Un per« sonuage célébré depuis par Buratti, le marquis Maruzzi ^, qui est le héros de YEUfanleidep ouvrage du poète vémtieu, répondait à cette demande par ce cxi furieux : Achevez-le, achevez-le.

Enfin, le malbeui^ux Prina, arracbé de sa maison vers midi, cessa de souffrir à cinq beures. La populace, le voyant mort, redoubla de foreur et traîna son cadavre dans les rues jusqu'à ce qu*il eût perdu toute forme humaine.. La nuit liéne, il fut porté en cachette au grand cimetière de Nilaii appelé il Fappon,mr\ik route de Gônie.

 peine Prina assassiné et le peuple de Mikm engagé par uo crime, le parti autrichien se moqua également et des booi^eois mécontents des préférences aristocratiques du vice -roi qm avaient fourni leur argent, et du pe^l nombre de jeunes libéraux» sans cervelle, qui ne comprenaient pas qu'a^nt d'arriver à mi gonvernement représentatif la Lombardie avait besoin de quarante ans d*jidministration d*un despote, homme de génie comme Napolécm.

£st-4l besoin de dire que tous les anciens abus arrivèrent avec Tadministration autrichienne ? Cette administration fut sage et humaine de 1814 à 1820 ; MM. de Bellegarde et de Saura», suc^ cessivement gouverneurs, furent modérés et prudents ; mais ils étaient souvent entraînés par les nobles» impatients de reprendre leurs anciens privilèges, et qui semblaient dire à ces sages gouverneurs : Pourquoi donc avons-nous assassiné Prina ?

Le méconlenteitient était extrême dans le pays, lorsqu'oo beau matin, en 1816, Ton trouva dans les rues de Milan (et, à ce que m'ont assuré des gens dignes de foi, ù Milan et à Venise» jusque dans le théâtre de la Scala, le même soir) plusieurs copies de l'admirable poème dont je vais maintenant m'occuper exclusivement sans plus parler de politique.

* Grec d'origine, espion russe, ultra enragé. (H. B.)

Ce poème, en langage milanais, a pour litre :

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