CCXLV
A MONSIEUR LE MARQUIS DE C... , A PARIS
Paris, le 24... 1838. — 8, rue Gauniarlin.
A mon retour à Paris, monsieur le marquis, je vois avec beaucoup de peine qu'on ne vous a pas adressé, dans le temps» un exemplaire du petit ouvrage^ ci-joint. Le libraire, trouvant le deuxième volume trop gros, a supprimé la description de €k)utances et de Bayeux *. C'est justement dans un beau château,
* Mémoires d'un tourûte.
* Celle description n'a pas été retrouvée. (R. C.)
inrès de CouUaces, qiie je reneontnd nu homme aimable qui nous récitait la fable du Singe et da Chat, Ces vers charmauls, qui auraient fait constraste avec la prose trop raîsoimease, <m( donc été oubliés.
Soyez assez bon, monsieur le marquis, pour raconter ce |)etil détail à Tauteur de la fable ; je serais au désespoir qu*il pâ( croire à quelque négligence de ma part. S'il y a une suîle, je rétablirai Coutances et Taimable rencontre faite dans on cbâleaa voisin.
Agréez, je vous prie, monsieur le marquis, Thommagede la plus haute considération.
H. Beti.k.
A MADAME U (;pMT£SSRbE T...., A PARIS.
Paris, le 16 mars 1859.
Madame la comtesse,
Depuis que j*ai vu que la seconde partie de VAbbesse de Caalro vous déplaisail, je songe uniquement à inventer quelque chose d'bonnélô qui ne soit pas plat et illisible. Enfin, je viens d'inventer la sœur Scolastica, religieuse à Naples, en 1740; laquelle, étant dans Vin pace du couvent de San Felicioso, ne vent pas suivre son amant.
J*ai trouvé hier une seconde partie pour VAbbesse de CaslrOy qui sera vertueuse ; mais je crains horriblement do tomber dans rillisible et le plat.
Je solliciterai, madame, toute la sévérité de votre jugement, dans lequel j'ai une confiance infinie. Je n'ai jamais vu une belle âme non obscurcie ou rapetissée par un certain sentiment.
Je suis avec le plus profond respect.
Gaddot de Madrov, 50.
LETTUKS A SES AMIS. 275
A MADAME J...., A SAINT-DENIS
Paris, le 21 mars i 839.
Lorsque vous irez à Vexposition, ma obère amie, elle sera peul-élre un peu renouvelée à vos yeux par les méchancetés cî~aprës. Ne manquez pas de m'avertir quand vous viendrez à Paris.
Je n'ai poinl encore pu me présenter chez cette femme courageuse que j^admire du plus profond de mon cœur. Je suis dans ce que les hommes appellent un coup de feu. C'est-à-dire que je ne vais dtner qu*à huit heures et qu'à minuit je reprends le ira* vail jusqu'à trois; mais je serai libre mardi. J'ai bien deVimpatience de vous voir.