AVERTISSEMENT
littéraire fera son profit de quelques indications que contiennent ces Lettres. Tel est le jugement qu'y porte Mérimée lui-même sur sa Double Méprise, dont il semble bien qu'il ne fît aucun cas, si même il n'en éprouvait une sorte de remords; et on l'en louera. On n'apprendra pas avec moins d'intérêt que, de toutes ses œuvres, ce qu'il aimait le mieux, ce n'était pas Colomba, ni Carmen, ni Arsène Guillot^ mais la Vénus d'Ille. Et on se l'expliquera quand on aura vu le prix qu'il attachait à rencontrer dans les œuvres d'art je ne sais quel caractère un peu vague ou un peu énigmatique de tristesse, dont même il faisait le signe ou la mesure de leur valeur... Mais j'en ai sans doute assez dit; et je ne voudrais pas me donner le ridicule de « recommander » une Correspondance inédite de Mérimée. Je souhaiterais seulement, puisqu'il existe encore bien des lettres de lui, que le succès du présent volume encourageât les possesseurs à les publier ; qu'on fit alors de sa Correspondance une édition « complète » ; et si je ne demande pas qu'on l'annote,