Référai du 3 septembre 1728. W. S. A
modifications à apporter au premier projet, il en arrêta un second avec lui et l'envoya à Vienne le 29 septembre : il conseillait de le si»^ner sans plus s'occuper de l'Espagne, qui se montrait décidément trop rétive. La Conférence l'examina le 10 octobre. Elle le rejeta et blâma Sinzendorf de s'être laissé entraîner dans une négociation séparée. Mais pour que les historiens futurs ne s'y méprissent pas, elle eut soin de donner les motifs de sa décision : elle repoussait le traité offert, non par un scrupule de loyauté envers l'Espagne, mais parce qu'il n'accordait aucune compensation aux Belges pour la perte de leur commerce aux Indes ; l'Empereur aurait pu, au besoin, abandonner son alliée s'il y avait trouvé ses avantage^; mais il serait dupe de renoncer à ses alliances pour rien, pour les beaux yeux de la France et de l'Angleterre. Et c'est pour cela qu'on reprochait à Sinzendorf de s'être trop aventuré. Afin de réparer sa maladresse et d'empêcher Fleury d'en tirer avantage à Madrid, il déclarerait, en déclinant les offres du cardinal, que ces offres étaient trop défavorables à l'Espagne : l'Empereur montrerait ainsi une noble fidélité à son allié et il éviterait le reproche d'avoir rompu le Congrès pour ses intérêts particuliers. On mettrait l'Espagne au courant des dernières ouvertures de la France*. Ces conclusions furent maintenues quand Sinzendorf revint une troisième fois à la charge, au mois de novembre, avec un nouveau projet de Chauvelin qui offrait une compensation dérisoire à l'abolition de la Compagnie d'Ostende : le commerce par Trieste*. Sinzendorf avait échoué :