Ibidem, avril 1729, p
faciles en les effrayant du mariage autrichien, elle leur communiqua la dernière réponse de l'Empereur, qui prouvait qu'il y avait eu des engagements pris au sujet de cette union *.
Le cardinal de Fleury entra immédiatement en conférence avec les trois ambassadeurs de George II au Congrès, Stanhope, Horace Walpole et Poiniz. 11 arrêta avec eux une réponse qui équivalait à un refus : on ne voulait pas se prêter à une mesure qui déposséderait de leur vivant les souverains de Toscane el de Parme; l'Angleterre ne pouvait autoriser les
garnisonsespagnoles sans que les possesseurs actuels des duchés les acceptassent eux mêmes (or il élait certain que le grand- duc ne voudrait rien entendre); autrement elle ne saurait permettre que les garnisons suisses, conform.ément à la Quadruple Alliance; encore exigeait-elle que le traité de pacification provisoire fût signé auparavant. La France se retranchait derrière les conditions posées par l'Angleterre, déclarait qu'elle ne pouvait agir que du consentement de tous les alliés de Hanovre. — En réalité la France et la Grande-Bretagne reculaient devanJ. une guerre avec l'Empereur, conséquence inévitable de Tintroduclion des soldats espagnols en Italie *.
Au reçu de cette réponse, Elisabeth Farnèse entra en colère contre le cardinal, qu'elle accusa d'être vendu aux Anglais : « Si l'on trouve de si mauvais parents, dit-elle à Brancas, il faut espérer que l'on trouvera de bons amis^ ». Cela signifiait qu'elle se rabattait sur Talliance autrichienne. L'Angleterre et