Ibidem, mai, p
AU XVme SIÈCLE
la France prirent peur que la ligue de Vienne ne se reformât : elles cédèrent. Le 14 juin, Fleury manda au marquis de Brancas que Ton accordait à la reine les garnisons espagnoles en Italie/. On s'attendait à une explosion de joie et à ce que le traité se conclût sans délai. Au lieu de cela les dépêches de Brancas n'apportèrent que des assurances vagues de la satisfaction d'Elisabeth et aucune réponse ferme. La cour d'Espagne trahit le désir de faire traîner les choses, lorsqu'elle proposa, au commencement d'août, de reprendre, en la transportant à Paris, la négociation du traité provisoire*. C'est que la reine avait effectivement proposé à l'Empertur de s'entendre avec lui, s'il voulait accorder le maria,^e et les garnisons 3. Au fond elle gardait toute son antipathie contre la France et l'Angleterre; elle eût préféré s'arranger avec Charles VI et elle attendait sa réponse.
Bien entendu, l'Empereur avait cherché de son côté à assurer sa situation et à remplacer par d'autres alliances Falliance espagnole qui lui échappait. Au commencement de février, la Conférence avait rejeté définitivement l'idée que Sinzendorf avait une dernière fois mise en avant, de signer l'acte de pacification de Chauvelin*; mais au même moment l'occasion s'offrit de traiter avecFAngleternî. La cour de Londres renonça subitement à l'attitude boudeuse et arrogante qu'elle avait observée jusqu'ici vis-à-vis de l'Ernpereur. A la fin de février, Tambassadeur impérial, le comte Philippe Kinsky, manda que des