‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 108 sur 130 · Référât du 3 février 1729. W. S. A · texte numérisé non relu

Référât du 3 février 1729. W. S. A

ouvertures amicaleslui avaientété faites parpludeurs personnes : la reine, le ministre Townshend, Stanhope. Ce revirement étonna un peu à Vienne, où Ton soupçonna une perfidie, une raanœuvrepourbrouiller l'Empereur et l'Espagne et pour peser sur cette dernière. Cependant la Conférence du 17 mars résolut de ne pas repousser les propositions faites à Kinsky * . Lorsqu'Elisabeth Farnèse eut dénoncé l'alliance, le retour à l'ancien système et le rapprochement avec les puissances maritimes apparurent comme la seule polilique encore praticable. On expédia à Kinsky le plein pouvoir qu'il demandaitet des instructions pour négocier sérieusement ; comme il était peu expérimenté et peu capable, on envoya, pour l'assister, à Hanovre où élait alors George II, le vieux Seckendorf. Cela indiquait un désir sincère de traiter. Mais il faut avouer que la cour de Vienne s'y prit fort mal. L'Espagne négociait, en même temps qu'elle, avec les cabinets de Londres et de Versailles; il fallait absolument la gagner de vitesse dans cette course aux alliances. Or l'Empereur lanterna et chicana à plaisir. Il ne voulut pas promettre positivement de ne jamais marier une archiduchesse à don Carlos; il était pourtant décidé à ne point faire un pareil mariage, et l'Angleterrre exigeait une déclaration ferme sur ce point pour garantir la Pragmatique; mais il craignait de compromettre le décorum impérial en s'engageant de la sorte et, aussi, de donner à l'Angleterre des armes contre lui I D'autre part, il s'entêta à réclamer une compensation pour les Belges ; et il savait que les puissances maritimes étaient

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