Référât du 20 mars 1729. W S. A
intraitables sur ce point! D'ailleurs, eut-il été plus accommodant que cela ne lui eût servi de rien. L'Angleterre, par un intérêt commercial supérieur^ préférait l'entente avec l'Espagne à l'entente avec l'Autriche. Elle le montra en accédant, au milieu de juin, aux exigences d'Élisabelh Farnèse; elle prouva même qu'elle n'avait pas été loyale avec l'Empereur, en communiquant à Madrid Jes propositions impériales*.
L'Empereur avait donc perdu l'espoir de traiter avec les Anglais, au moment où Elisabeth, impatientée, laissait tomber la négociation avec la France et se retournait vers Vienne. Encore une fols, Talliance austro-espagnole pouvait renaître de ses cendres. Mais la répugnance de Charles VI pour le mariage était invincible. Quand les propositions de la cour de Madrid arrivèrent à Laxenburg, en juillet, elles furent r^jelées ".
Alors les deux cours recommencèrent à négocier chacune de leur côté. L'Empereur, n'attendant plus rien de l'Angleterre, en revint à l'expédient de Sinzendorf, naguère si dédaigneusement repou ssé : obtenir par l'intermédiaire de Fleury un traite de pacification. C'était la dernière ressource de la diplomatie impériale aux abois. On essaya de ranimer les pourparlers au Congrès. Stéphane Kinsky, qui avait remplacé Sinzendorf comme premier plénipotentiaire, offrit au cardinal de garantir exactement la Quadruple Alliance. Cela eût empêché l'introduction de soldats espagnols en Italie : c'était là en effet le gros souci de l'Empereur, le danger imminent auquel il
1. Référais du 7 et du 27 mai, du 15 et du dO juin, du 23 juillet 1729. W. S. A. "^ ' «^