‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 16 sur 130 · SaiQt-Siaioii, Mémoires, t. 37, p · texte numérisé non relu

SaiQt-Siaioii, Mémoires, t. 37, p

Philippe avait, après Tabdication, suivi ses maîtres dans leur retraite de Sainl-lldefonse. En remontant sur le trône, le roi lui avait rendu les Affaires étrangères, mais cela ne s'était pas fait sans difficulté. Grimaldo était haï de la reine. Quand Elisabeth arriva de Parme, elle le trouva fort en faveur, soutenu par Mme des Ursins ; elle et Alberoni réussirent à l'exclure du palais et des affaires, mais sans venir à bout de l'exiler de Madrid et sans pouvoir empêcher Philippe V de le voir et de le consulter en cachette. Quand Alberoni tomba, c'e.U lui qui hérita du pouvoir : il fut fait secrétaire d'État des Affaires étrangères et devint bientôt un premier ministre de fait, le seul qui travaillât avec le roi et par qui passaient les affaires des autres départements*. La reine continuait à se défier de lui et essaya plus d'une fois de s'en débarrasser. Elle avait une arme contre lui. De notoriété publique, Grimaldo était la créature du gouvernement anglais; il recevait de l'argent de Londres : lui-même l'avoua à Philippe V. Ce fut le grand argument qu'employa Elisabeth pour détourner le roi de lui rendre le pouvoir après la mort de don Louis. Mais Philippe s'opiniâtra daus son vieil attachement : « Je suis habitué à lui, répondait-il; jesais qu'il a reçu l'argent anglais, mais il fera mieux à l'avenir*. » Tout ce que la reine put obtenir pour le moment fut que Grimaldo ne reprit pas sa situation de premier ministre sans le litre : Phihppe V déclara qu'il travaillerait désormais avec

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