Saint-Simon, Mémoires, t. 30, p
et d'industrie*. Mais le cardinal tomba. Ripperda perdait en lui son principal appui. Il sut cependant se maintenir à la cour. 11 resta fidèle au parti italien et fut mêlé à ses intrigues; c'e^st ainsi qu'en 1721, lorsque l'idée des mariages autrichiens revient sur l'eau à Madrid, il est dans l'affaire, écrit à ce sujet a Sinzendorf». Si l'on tient pour vrais les propos qu'il débita plus tard à Vienne, il aurait môme joué un rôle important à la cour. . La reine lui continua toujours, prétend-il, la grande confiance qu'elle lui avait témoignée du temps du cardinal; il s'entendait avec elle dans une commune haine àomm© la France ; / c'est lui qui fit renvoyer le cardinal del Giudice comme trop français; à la vérité il ne remplissait aucune charge; sa position était celle d'un confident du ménage royal ; il recevait une pension de 2 000 pisloles, et chaque jour, si sa santé le permellait, le roi et la reme le faisaient venir au palais pour le consulter sur les affaires de rÉtat; c'est ainsi qu'il lui fut donné de suggérer à Elisabeth Farnése l'idée d'un rapprochement avec l'Empereur et d'un double manage entre les infants et les archiduchesses; naturellement on le choisit pour négocier l'affaire à Vienne ; on lui fit même la promesse de le nommer premier ministre à son retour s'il réussissait'. »
Je ne puis voir en toute cette histoire qu'une de ces habiles hâbleries dont Ripperda était coutumier. S'il jouissait de cette position privilégiée à la cour,
pïeuve «manufactures ; je n'eu ai pas trouvé la