‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 27 sur 130 · Référât du H février 1725, W. S. A · texte numérisé non relu

Référât du H février 1725, W. S. A

AU XVni« SIECLE

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s'il avait des conférences journalières avec les souverains, cela ne pouvait passer inaperçu. Comment alors le maréchal de Tessé, qui était au courant de toutes les intrigues, qui veillait jalousement sur l'entourage du roi et de la reine, qui mandait scrupuleusement les boutades du valet de chambre et de Il nourrice, ne signale-t-il jamais dans sec: dépêches la singulière influence de cet homme? Ripperda, depuis son ambassade, parait avoir été bien oublié à Madrid. Quand le bruit de sa mission à Vienne commença à transpirer, on ne parla de lui que comme d'un certain Ripperda, d'un inconnu. Enfin, Philippe V lui-même a donné un démenti catégorique à ses assertions. Dans un entretien avec l'ambassadeur impérial, le comte de Kœnigsegg, le roi affirma que ce n'était pas à Ripperda mais à la reine qu'il fallait attribuer l'honneur et Fidée première de l'alliance autrichienne. Elle soumit cette idée à son mari et tous deux Fadoptèrent absolument seuls. Ils la confièrent à Orendayn pour qu'il rédigeât les instructions de Fagent secret qu'ils voulaient envoyer à Vienne. Quant au motif qui fit choisir Ripperda pour cette mission délicate, c'est simplement le peu d'importance du personnage : son absence ne serait pas remarquée à la cour, son envoi n'attirerait paj/ /s l'attention; s'il échouait, on pourrait facilement le désavouer; s'il réussissait, on le récompenserait par un poste d'importance secondaire, par exemple en lui donnant les Indes ^

Là évidemment est la vérité. Le véritable collaborateur de Philippe V et d'Elisabeth dans leur nou-

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