UNB COUR ET UN AVENTURIER
là
velle politique, ce fut Orendayn. C'était lui qui en cas d'échec devait être couvert, lui qui en cas de succès devait devenir premier ministre. Quant au négociateur secret, on le prit, un peu au hasard, dans le parti itahen, ce qui était une garantie de sa fidélité, et parmi les personnages les moins en vue de 'ce parti, ce qui permetlait de mieux garder le secret et au besoin de nier tout. Mais le système de la cour de Madrid était tel que la reine fut amenée à confier à ragent en sous-orJre, à l'aventurier, ce qu elle n'avait osé avouer au minisire espagnol. Or l'homme qui reçut ainsi le secret de la reine se trouva le plus forcené des ambitieux. Il vit tout le parti qu'il pouvait tirer de sa mission pour sa propre fortune, et, intriguant, trompant en partie double, maniant le mensonge avec une habileté prodigieuse et un aplomb stupéfiant, il se mit en marche vers le but qu'il s'éfait proposé et qu'il avoua d'entrée de jeu au chancelier autrichien : devenir premier ministre d'Espagne.