‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 35 sur 130 · UNE CODR ET VU AVENTURIER · texte numérisé non relu

UNE CODR ET VU AVENTURIER

AU xvnr SIÈCLE

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appuieraient Monleleone auprès du grand-duc (art. 1); deux mois après la conclusion du traité avec le grand-duc, don Carlos p;^sserait en Italie sur une flotte anglaise escortée de vaisseaux français et espagnols ; si le grand-duc refusait de recevoir don Carlos dans ses États, les trois cours alliées s'entendraient pour choisir au jeune prince une autre résidence et pour l'y défendre contre toute attaque (art. 2)*. Morville et Bourbon agréèrent à peu de chose près ce nouveau plan ; TAngleterre, pensait-on, l'accepterait aussi*. Il permettait en effet aux cabinets de Londres et de Paris de respirer et de gagner du temps : on ferait trainer les deux négociations de Monleleone en France et en Toscane, et on éviterait la guerre. En effet, on sut retenir longtemps le ministre espagnol à Paris, et, quand il en partit, ce ne fut pas pour aller à Florence. Un événement, depuis longtemps prévu, vint brouiller les cartes et rejeta entièrement l'Espagne du côté de l'Empereur: ce fut le renvoi de l'infante.

La grande crainte du duc de Bourbon, de son entourage et des vieux serviteurs de Louis XIV était que Louis XV ne mourût et que la couronne ne passât au duc d'Orléans. Monsieur le Duc avait d'abord

i. Nouveau projet de traité remis par M. le marquis de Mon' teleone au comte de Morville dans les premiers jours de décembre 1724 ; envoyé à Tessé le M décembre 1724. — En même temps Monleleone soumettait à Morville un Projet d'instruction pour le marquis de Monleleone allant à Florence et <' ParmCy comme plénipotentiaire de VEspagne, de la France et de la Grande-Bretagne, le 14 décembre 1724, à Paris. A. K. Ëspague, 336.

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