UNE COUR ET UN AVENTCRIER
en devait offenser George P' ; celui-ci accuserait certainement d'uu manque de parole l'Empereur, qui, après lui avoir reconnu la possession de Mahon et de Gibraltar par la Quadruple Alliance, souffrait maintenant que ses droits fussent remis en question. Aussi la Conférence spécifiait-elle qu'il faudrait préparer habilement le roi d'Angleterre à cette offre: le mieux serait de l'amener à demander lui-même la médiation impériale*.
Les deux points importants étaient ainsi réglés à la satisfaction de Philippe V. Le texte définitif des traités fut alors arrêté dans une série de conférences que Sinzendorf eut avec Uipperda, le 21 et le 23 avril.
L'Empereur essaya d'enlever au dernier moment la restitution des privilèges de TAragon et de la Catalogne. Il ne put l'obtenir : les Aragonais et les Catalans furent passés sous silence dans le traité de paix, ainsi que la grande-maîtrise de la Toison d'Or, sur laquelle on ne s'entendit pas non plus.
Le traité d'aUiance ne donna lieu à aucune difficulté, Charles VI ayaiit cédé sur rarlicle de la médiation.
Le traité de commerce fut discuté et arrêté le 21 avril. Le fameux publicisle Du Mont avait été chargé par Sinzendorf de le rédiger. Du Mont s'était inspiré des traités de commerce de l'Espagne avec la Hollande, l'Angleterre, la France et les villes hanséatiques ; il avait simplement stipulé pour les sujets de l'Empereur, et en particulier pour la Compagnie d'Ostende, les mêmes avantages dont jouissaient ces