Référât du 22 avril 1725. W. S. A
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villes et nations, sur le continent espagnol et aux Indes orientales; c'était l'application stricte du principe de la nation la plus favorisée. Ripperda n'eut a demander que de petits changements de détail, mais il rejeta en bloc dix-sept articles séparés réglant la législation des deux vaisseaux de permis' sion qu'il avait d'abord promis d'accorder auy Ostendais pour faire le commerce aux Indes occidentales' Il n'y avait plus qu'à signer. Mais auparavant Hipperda remit sur le tapis la question des mariaKes 11 en reparla à Sinzendorf dans l'entrevue du 21
Le chancelier, très ennuyé, essaya d'esquiver le coup en se répandant en plaintes sur ce que l'on demandait maintenant une archiduchesse pour le prince des Asturies. Ripperda coupa court à ses doléances, en faisant entendre très clairement que le mariage de don Ferdinand était la moindre des choses : l'essentiel était que Marie-Thérèse fût fiancée a don Carlos et Marie-Anne à don Philippe.
Sinzendorf lui représenta alors quel émoi ces mariages exciteraient en Europe et dans l'Empire combien d'ailleurs étaient vaines et dangereuses ces hançaiUes a longue échéance ; Philippe V venait d'en faire l'expérience avec la France ; il était plus sage d attendre encore quelques années, et, pour le moment, l'assurance des bonnes intentions de l'Empe-
da22'ai!',^ltf» ""■'' "^1"' ^^'^fé^al suivant, non date, allant .
tJnn\ ? •'"!r- ~ ^'■''•'*' "" ''"'"^ '^ commerce dressé par Uu Mont, avec des aauotatioQs margioales de Siuz-îadorf mdiquant les modif.catious demaudées par Ripperda et avec
aitér/eVi."'""''"""' ':^!'V^ '- articles' 'des diSéren s
raitésdel Espagne avec l'Angleterre, la Hollaude, la France et
i^s^vdle^ hau3éati(jues; dans le fascicule intitulé : Projekte, etc.
reur devait suffire au roi et à la reine d'Espagne.
Ripperda répondit que cette assurance était beaucoup trop vague et trop générale; il fallait absolument que l'Empereur promît les deux archiduchesses aînées à don Carlos et à don Philippe. « S'il refuse, conclut ragent d'Elisabeth Farnèse, c'est qu'il persiste à marier sa fille aînée au prince de Lorraine et qu'il ne veut donner que la cadette à don Carlos ; or cela est inadmissible; le roi d'Espagne ne peut sacrifier ses trésors et ses richesses pour un prince étranger*. »
Cette fois-ci Ripperda s'expliquait clairement et il n'y avait pas à se méprendre sur ses paroles. Le chancelier fit son rapport oral à l'Empereur, et celuici ordonna à la Conférence Secrète de reprendre la matière. La Conférence, réunie le 22, s'avoua fort embarrassée. « C'est le cas le plus ardu qui se soit jamais présenté pour la maison d'Autriche, déclarèrent les ministres ; si bien pesé que soit l'avis que nous donnerons, il peut se trouver funeste plus tard. Si l'on ne satisfait pas le roi et la reine d'Espagne sur les mariages, on ne peut se promettre rien de bon de leur part à l'avenir : car les mariages sont leur vue principale, le seul motif, à vrai dire, qui les ait poussés à s'entendre avec l'Empereur; or, nous avons besoin de l'alliance espagnole pour nous tirer d'une situation sans issue, et les avantages commerciaux et autres que nous apporte celte alliance ne sont pas à dédaigner. D'autre part, en cédant, nous nous mettons l'Europe et l'Empire sur les bras.» Eugène et Starhemberg finirent, après bien des hélas,
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par adopter un projet de déclaration dressé par Sinzendorf et donnant à Ripperda une demi-satisfaclion : 1 Empereur promettait de consentir à ce aue
I une ou l'autre de ses filles épousât, quand elle serait nubile, l'un ou l'autre des fils du roi d^Espa^ne «
II gardait ainsi la liberté de marier à son gré sa fille aînée, héritière de ses États. ^ ^
Charles VI approuva cette déclaration en spécifiant quil ne audrail d'aucune façon aller plus Jn«. SiL zendorf la remit à Ripperda le 23 et lui signifia quMl n obtiendrait rien déplus. Ripperda l'a ccVa fîute de mieux et en se disant que la cour de Vienne n'élait pas quitte avec lui.
Le 30 avril, les traités de paix, d'alhance défensive et de commerce furent signés par Ripperda. le prince Eugène, Starhemberg et Sinzendorfa
1. « Quod Vestra Majestas consentir f i.t .,„, «n 22 aoril-li jui„ ,723 w g A «oHocetur ». Référai du
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