UNK COUR ET UN AVENTURIER
AU XVIU* SIÈCLE
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Eq réponse à ces atermoiements puérils, arriva la nouvelle sur laquelle Ripperda comptait pour forcer la main à l'Empereur : la contre-alliance négociée à Hanovre entre l'Angleterre, la France et la Prusse, avait été conclue le 3 septembre.
Les craintes des cabinets français et anglais n'avaient fait que croître depuis trois mois. Les bavardages de Ripperda, son attitude provocante à Vienne, d'autres indices encore les avaient portées à Tétat aigu. Louis XV et George I'' s'attendaient maintenant à être attaqués d'un jour à l'autre par Charles VI et Philippe V: le bruit d'une prochaine tentative en faveur du Prétendant courait avec persistance à Hanovre et à Londres*, et à Paris on redoutait quelque brusque agression sur le Rhin ou les Pyrénées'.
Alor?, renonçant pour le moment à regagner l'Espagne, les ministres de George I" et le duc de Bourbon poussèrent vivement leur projet de contre-ligue et, comme point de départ, de traité avec la Prusse. Le 12 août, on envoya de Paris au comte de Broglie, à Hanovre, Tordre de renouveler nos traités avec la Prusse et l'Angleterre •. La visite de Frédéric-Guil-
1. Starhemberg à Charles VI, Hanovre, le 29 et le 30 août 1725. W. S. A.
2. Journal de VillarSy à la date du 25 août et du commencement de septembre 1725, p. 315-316.