Journal de Villars^ p
laume à Piremonl, les conférences de Broglie et Townshend avec Ugen avaient préparé le terrain. Apres le départ d'ilgen, les pourparlers continuèrent avec l'ambassadeur de Prusse auprès de George K, Wallenrolh. La difficulté était de déterminer le timide Frédéric-Guillaume à se déclarer contre l'Empereur. Ce fut là, à vrai dire, toute la négociation ^ On spécula sur la vanité du roi de Prusse et sur son désir inquiet de sécurité ; on lui représenta l'honneur et l'avanlage qu'il trouvait à « faire le triangle » avec les deux plus puissants princes delà chrét ente*. On l'épouvanta du mariage de Marie-Thérèse et de don Carlos, on lui montra l'Europe esclave, l'Empire enchaîné elle royaume de Prusse annulé pour des siècles. L'ambassadeur impérial, Conrad de Starhemberg, qui assistait à Hanovre à la négociation, se portait fort de la faire échouer si sa cour l'autorisait à démentir le mariage'. On ne lui répondit même pas. il resta impuissant, et le 3 septembre l'alliance entre la France, l'Angleterre et la Prusse, fut signée au château de Heerrenhausen.
Le traité conclu était très habile. Vague et modéré dans sa forme, ne mentionnant nulle part l'alliance austro-espagnole, il était conçu cependant de façon à faire échec aux traités de Vienne en tous leurs points réels ou supposés.
1. starhemberg à Charles VI, Hanovre, le 30 août 1725. W. S.A.
2. Expression de Slarhemberg, Starhemberg à Charles VI, Hanovre, le 20 septembre 1725. W. S. A.
3. Starhemberg à Sinzendorf, le 30 août 1725, Hanovre. W. S. A. «< Je crois nécessaire de démentir officiellement le mariage austro-espagnol, si l'on n*y songe pas en réalité à Vienne».