‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 52 sur 130 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

AU XVni» SIÈCLE

son absence ! t Pour combler le déficit, il ne fallait pas songer à demander des sacrifices au pays, complètement appauvri. Le numéraire était tellement rare qu'à Madrid même on ne voyait • ni pistoles ni pataquès en espèces » ; il ne circulait guère que des demi-florins d'argent et de la monnaie de cuivre*. Depuis longtemps le gouvernement ne vivait plus que sur les galions, qui lui apportaient une fois par an des sommes considérables, il est vrai, mais bien vue épuisées.

Ripperda était forcé de constater lui-même ce lamentable état de choses. Mais il ajoutait . qu'il allait mettre les affaires sur un autre pied. » Il se faisait fort de reorganiser rapidement la monarchie par « son habileté supérieure et par son autorité. »

« Avant un an, on s'apercevrait qu'il était en Espagne. » Et il rebattait la têle à tout venant de ses projets de réformes'. Cependant, il se contenta d abord de recourir au procédé aussi facile qu'inefficace qui consiste à élever la valeur nominale des espèces : il rendit un décret augmentant la pislole de quatre réaux d'argent'. De pareils expédients ne pouvaient pas lui procurer les ressources dont il avait besoin pour la réforme militaire. Il annonça cependarit 1 intention d'augmenter les troupes de douze mille hommes et de recruter des soldats chez les princes allemands. Dès son arrivée au ministère de la guerre, il envoya l'ordre à tous les officiers depuis les maréchaux de camp jusqu'aux derniers

^l.^Kœnigsegg à Sinzendorf, le 21 janvier et le 21 février 1726.

Page 1