‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 55 sur 130 · Kœnigsegg à Charles VI, le 14 mars 1726, W. S. A · texte numérisé non relu

Kœnigsegg à Charles VI, le 14 mars 1726, W. S. A

3. Stanhope à Newcastle, le 11 avril 1726, A. E. Espagne 344.

AU XVm' SIÈCLE

cuter ses plans de réformes et mettre l'Espagne en état de soutenir une guerre avec honneur. N'étail-il pas fou alors de provoquer ses adversaires par de perpétuelles menaces? Sa manie d'invoquer à tout propos le Prétendant était surtout dangereuse, car il touchait amsi la nation et le gouvernement anglais a un endroit particulièrement sensible et irritable. Or .1 se complaisait à ces attaques, s'ingéniait à les rendre aussi blessantes que possible.. Ce n'étaient là dira-t-on, que des discours en l'air. Soit, mais sa lettre arrogante aux Etats-Généraux était un acte diplomatique. Il fit pis encore. A la fin de février donnant gratuitement un démenti à ses premières protestations, sans en être pressé par personne, sans que rien l'y forçât, il déclara à Stanhope et à Vandermeer qu'il y avait entre les cours de Vienne et de Madrid un traité d'alliance offensive et que par ce traite, entre autres choses : le roi d'Espagne s'en-a-

fvp!. .V""'"""" " <^''"'P«8"ie d'Ostende, de concm avec 1 Empereur, par quelque moyen que ce Ml • 1 Empereur promettait de procurer à l'Espagne la rétrocession de Gibraltar, même par le, armes 2 1 bons offices restaient inuUles. -C'était r^Z^Û^^Z déclaration de guerre". *tiiiaDie

Ces bravades hors de saison ne s'expliquent cas suffisamment par son exubérance et ses Lwudls de bavardage forcené. Ce singulier homme n'es' a,?*

tants 11 y a a la fois de l'inconscience et du calci Mais quel est ici le calcul! 11 se flatte de terrifier ses

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