Kcenigsegg à Charles VI, Madrid.le 14 mars 1726. W. S. A
AU XVIIl* SIÈCLE
courir de Kœnigsegg à Stanhope et à Vandermeer, mentant aux uns et aux autres, promettant, menaçant, à tort et à travers, sans raison apparente, pour voir l'effet que cela produirait, pour rien, parce que tout commençait à se brouiller et à se confondre dans son cerveau échauffé, surmené et détraqué.
Le 8, il dit brusquement à Vandermeer qu'il était obligé de faire marcher douze mille homme» en Ga- .lice : t C'est le roi qui lui en a .donné l'ordre : Philippe V a appris, par des lettres particulières, les armements de l'Angleterre, il craint un débarquement des Anglais en Espagne et il veut mettre la côte la plus menacée à l'abri d'un coup de main. Lui, Ripperda, est fort ennuyé de tout cela, car il n'a 'point d'argent en caisse et toutes ses mesures se trouvent bouleversées ; il prie Vandermeer de lui amener Stanhope, pour se concerter avec lui sur la manière de dissiper les préventions du roi. . Stanhope, comme il fallait s'y attendre, déclara qu'un pareil mouvement de troupes en Galice ferait croire à une expédition en faveur du Prétendant t et qu'en ce cas il était très aisé qu'on en vînt à une guerre » . Ripperda pria alors l'ambassadeur d'envoyer un courrier, pour demander au roi d'Angleterre s^il avait réellement rmtenlion de faire une descente en Espagne ; il promit de retarder la marche des troupes jusqu'au retour du courrier; il protesta même que Philippe V « n'avait nul dessein de favoriser le Prétendant en rien* ».
En réalité il avait inventé cette histoire de toutes pièces, comme il l'avoua à Kœnigsegg. Sans doute