Vandermeer à Fagel, le 15 mars 1726. A. E. Espagne
comptait-il effrayer les Anglais, les toucher ensuite par sa modération et les amener ainsi à renouer la négociation sur Ostende qui lui tenait si fort à cœur. En effet, dans les mêmes entretiens avec les ambassadeurs des puissances maritimes, il parla du refus qu'on avait opposé à l'offre de sa médiation : c Gela, dit-il, rend la guerre inévitable; cependant il serait facile de s'entendre; si vous avez des ordres, je suis en état d'accommoder en quinze jours tous ces différends. » 11 ajouta que l'Empereur, s'il était décidé à ne jamais révoquer l'octroi, était tout disposé à en annuler l'effet : « On limitera le fonds de la Compagnie, le réduisant autant que le désireront les puissances maritimes ; on fixera, à votre satisfaction, le nombre des vaisseaux que les Ostendais pourront envoyer tous les ans aux Indes ; la Compagnie ne chargera point de marchandises en Europe ou aux Indes, s-inon celles qui ne sont point portées ni chargées par les vaisseaux des compagnies anglaise et hollandaise. » Et il assura que Kœnigsegg avait pleins pouvoirs pour traiter, connaissait l'ultimatum de l'Empereur, le dévoilerait dans la première conférence*.
Cela encore était faux. Kœnigsegg n'avait ni pleins pouvoirs ni instructions. Ripperda essayait de lui persuader de rédiger « un ultimatum sans conséquence (!) d'après les expédients proposés à la Haye » . Pour le décider, il se vantait d'avoir épouvanté Slanhope et Vandermeer par sa menace d'envoyer 12 000 hommes en Galice ; — à tel point qu'ils avaient offert de donner une déclaration de non offendendo.^omvxx qu'on réglât préalablement l'affaire d'Ostende 2.