Kœnigsegg à Charles VI, le 14 mars 1126. W. S. A
AU XVnie SIÈCLE
Or, les deux ministres, loin de se prêter à une nouvelle négociation, avaient constamment répondu qu'ils n'avaient pas d'ordres, qu'ils étaient hors d'état de traiter cette affaire, qu'ils voyaient bien qu'on cherchait à les leurrer et à gagner du temps ^
En somme, tout cela était de l'insanité pure. Que serait-il arrivé si Slanhope, Vandermeer et Kœnigsegg avaient consenti à entrer en conférence? Dès les premiers mots tout se serait découverl. On voit d'ici les quiproquos, les démentis, la confusion de Kipperda pris à parti des deux côtés et incapable de s'expliquer. Il devait souhaiter que ses propositions n'eussent pas de suite. Le seul calcul que Ton puisse démêler dans l'amas de ses mensonges, c'iîst le désir de gagner du temps : il s'efforçait maintenant de reculer une guerre qu'il avait lui-même sottement provoquée.
Mais déjà il était trop tard : le gouvernement anglais avait pris son parti de la guerre et, contrairement a l'attente de Ripperda, il entraînait avec lui le parlement et la nation. Le 14 mars, Ripperda disait encore à Kœnigsegg : « La déclaration que j'ai donnée a Slanhope, et par laquelle j'ai promis de respecter la liberté du commerce anglais dans la monarchie espagnole, a été répandue en Angleterre par un de mes agents secrets. Lord Strafford,lo chef des tories, l'a lue en plein parlement. Elle a fait grand effet : l'opposition a attaqué les armements inutiles du gouvernement et le trouble jeté à dessein dans la nation. , H comptait que le parlement ne voterait pas les fonds nécessaires à l'équipement des esca-