‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 62 sur 130 · Vandermeer à Fagel, le 15 mars 1726. A. E. Espagne · texte numérisé non relu

Vandermeer à Fagel, le 15 mars 1726. A. E. Espagne

AU XVIIl' SIÈCLE

dres*. Quelques jours après, une dépêche de Fambassadeur espagnol à Londres lui enlevait ce dernier espoir : le parlement, mandait le marquis de Pozzo- Bueno, a voté les subsides ; la nation entière est très animée ; on dit publiquement qu'il ne faut rien négliger ni épargner pour soutenir le commerce anglais contre les sujets de l'Empereur, rendre vaines les faveurs que leur a accordées et veut encore leur accorder le roi d'Espagne dans ses États ; une des escadres est destinée à l'Amérique : elle attaquera les galions et la flotte; peut-être même tentera-t-elle un coup de main sur la Havane, Carlhagène ou quelque autre port, car elle embarque 4 000 hommes de troupes ; elle a ordre d'arrêter les vaisseaux ostendais qu'elle rencontrera, de les attaquer, s'ils refusent le salut au pavillon anglais, et, si ce prétexte manque, de les visiter pour enlever tous les matelots anglais, français et hollandais. — C'était la guerre. Ripperda n'eut d'autre ressource que de s'emporter contre Pozzo-Bueno, qui, disait-il, était vendu au roi George et cherchait à décourager la cour de Madrid \

Ce n'était pas seulement les ennemis qu'il avait bravés qui acculaient Ripperda à la guerre : c'étaient encore ses souverains excités et trompés par lui. Elisabeth Farnèse rêvait toujours de bouleverser l'Europe. Un incident futile détermina l'explosion de ses sentiments belliqueux. Kœnigsegg reçut de Hollande et communiqua à Ripperda la nouvelle que l'ambassadeur d'Espagne à la Haye, le marquis de Saint- Philippe, intriguait pour réconcilier Philippe V et

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