Koçnlgsegg à Charles VI, le 15 avril 1*26. W. S.A
mera incessamment un ambassadeur à la cour de France, « avec laquelle on tâchera d'entretenir le repos autant qu'il sera possible ». Quant au Prétendant, il déclare « que Sa Majesté Impériale ne veut prendre aucun engagement avec lui, jusqu'à ce que le roi George ne l'y force pour ainsi dire », et qu' « il n'est pas à propos de menacer de si grands coups sans être en état de frapper en même temps » ; aussi l'Empereur ne peut-il permettre au chevalier de Saint-George de passer aux Pays-Bas*.
Somme toute, la cour de Vienne préférait le moyen pacifique de la réconciliation à l'expédient hasardeux d'une révolution en Angleterre; en tout cas, elle voulait laisser à Ripperda la responsabilité de ses intrigues avec les jacobites. Ne voyant pas venir les subsides, craignant que les princes allemands ne lui échappassent, n'étant sûre jusqu'ici que de l'accession de la Russie dans le Nord, perdant l'espoir d'obtenir celles du Portugal et de la Sardaigne au Midi, — elle inclinait à la prudence et ne parlait de guerre qu'autant qu'il le fallait pour justifier ses demandes d'argent.
Ripperda, dont l'esprit saisissait avidemment en toutes choses ce qui flattait sa chimère, conclut des avis de Kœnigsegg qu'il allait tout sauver, sa fortune et l'Espagne, par une double intrigue avec le cabinet de Paris et les jacobites.
En l'affaire de la réconciliation, il resta fidèle à ses procédés sournois et puérils. Il eût dû appuyer auprès de ses maîtres les conseils de Kœnigsegg, leur montrer la nécessité de sacrifier leur vanité et leur