Kœnigsegg à Charles Vï, le 15 avril i726, W. S. A
AU XVm« SIÈCLE
rancune à l'intérêt du pays, les engager à entamer une négociation sérieuse avec le duc de Bourbon, ou, si cela leur répugnait trop, avecFleury. Mais il craignait de compromettre son crédit! 11 continua à flatter les haines d'Élisabsth Farnèse ; il assura à Kœnigsegg qu'il ne fallait pas songer à la réconcilialion, que les souverains avaient presque mal pris les ouvertures de l'Autriche à ce sujet, si indirectes qu'elles fussent '. Et en même temps, à l'insu de tous, il recommença la tentative qu'il avait faite déjà par rinlermédiaire de Marcillac. Il voyait quelquefois, pour affaires de commerce, un négociant français établi à Madrid et nommé Stalpart : c'était un brave homme, entiché de politique, fort désireux de jouer un personnage, fréquentant l'ambassade a f) glaise et en correspondance avec Morville. Le 5 avril, le lendemain du jour où Kœnigsegg avait exposé les vues de sa cour, Ripperda eut une entrevue avec Slalpart. 11 lui dit qu'il était surpris que Monsieur le Duc « n'eût ici personne qui parlât ou agît pour la France » ; il lui découvrit les proposiiions faites par Marcillac; il assura « que ses intentions pour la paix et pour la réconciliation ne pouvaient pas être meilleures, et que l'esprit de Sa Majesté Catholique n'en était pas si éloigné que l'on pensait, mais que le préalable devait être l'accession au traité de Vienne, . . . procurant à la France, par une triple allimce, des avantages beaucoup plus considérables que ceux qu'elle pouvait espérer du traité de Hanovre, rétablissant par là une étroite amitié entre les deux familles, épargnant l'effusion de beaucoup de sang,