Stanhope à Newcastle, le 6 mai 1726. A, E. Espagne
dément éventé et deux frégates anglaises, croisant devant le portcl'Ostende, empêcheraient toute sortie. Alors Ripperda, voyant que l'Empereur n'agirait pas et sentant que le temps pressait, modifia encore une fois son plan : il renvoya Wharton à Rome pour presser le chevalier de Saint-George de se rendre immédiatement en Ecosse et de se mettre à la tête des montagnards ; il promettait de le soutenir de troupes, d'armes et d'argent ; car à la moindre insulte des Anglais, lui, Ripperda (c'était sa manière de parler) déclarerait la guerre ; et si les Anglais ne commençaient pas l'attaque, il saurait présenter les choses à Philippe V de façon que la guerre s'ensuivît : il avait pris une fois pour toutes la résolution de mettre le Prétendant sur le Irône*. Pour commencer, il envoya à Londres un colonel irlandais au service de l'Espagne, avec des lettres pour les chefs de l'opposition, Strafford, Orrery, le lord North and Gray*. H écrivit aussi à Vienne pour prier l'Empereur d'appuyer la tentative avec 6 000 hommes des troupes de Belgique». Avec sa jactance ordinaire, il menaçait Stanhope de celte expédition^ ajoutant qu'il savait le moyen de s'emparer en peu de temps de Gibraltar ou de bloquer si bien la place qu'elle ne servirait plus de rien aux Anglais *.
Ainsi, à travers beaucoup de contradictions, Ripperda aboutissait définitivement à la guerre. 11 nous est facile de voir comment il en était arrivé là. Il avait d'abord voulu lui-même la guerre, pour satis-