‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 73 sur 130 · Montgon, Mémoires^ 1, p · texte numérisé non relu

Montgon, Mémoires^ 1, p

AU XVlIie SIÈCLE

s*élève contre lui. « Il n'a point d*amis, — écrit, dès le mois de mars, un correspondant de Morville; — la haine des grands et des petits contre lui est si grande qu'ils regardent comme une consolation pour tous les maux dont ils semblent menacés, si la guerre éclate, l'espoir de le voir tomber. Il me parait impossible qu'il puisse se soutenir longtemps ^ » Slanhope, un peu plus tard, parle de la « méfiance du genre humain > à son endroit, et il ajoute : « Il a pour ennemis mortels, non seulement tous les autres ministres, mais encore toute la nation espagnole, à laquelle il s'est rendu odieux au delà de toute imagination ». Il n'a pas même de son côté les plus fougueux impérialistes de Madrid. Stalpart, après avoir énuméré ses folies, conclut ironiiquement : « Il a pourtant fait un miracle qui est de rendre français... tous les Espagnols qui étaient avant autrichiens' ». Tous les partisse coalisent dans une commune aversion. Grimaldo, le P. Bermudez, La Paz, Castelar, Patino lui livrent un assaut général. Il sent le danger et il essaie de faire tète, il veut persuader à la reine que l'Empereur exige que Grimaldo soit chassé de la cour et enfermé dans une forteresse. 11 demande que Castelar et Patino reçoivent Tordre formel de partir pour leurs postes de Venise et de Bruxelles'. Mais pour la première fois^ il est éconduit.

C'est que ce soulèvement universel commençait à

1. stalpart à Morville, Madrid, le 14 mars 1726. A. E. Espagne,

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