‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 77 sur 130 · UNB COUR ET UN AVENTURIER · texte numérisé non relu

UNB COUR ET UN AVENTURIER

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liments, sa modestie et sa discrétion étaient notoires; il connaissait le secrel et l'avait religieusement gardé ; nul autre que lui ne serait mis au courant des affaires; le roi voulait d'ailleurs traiter directement avec; Kœnigsegg tout ce qui intéressait les deux cours. — * Quoique femme, s'empressa d'ajouter la reine, je saurai me taire si l'on m'admet entiers dans la confidence. »

La Paz, appelé au palais, écrivit dans la nuit la lettre qui relevait Ripperda de ses fonctions*.

Elle était ainsi conçue :

« Monsieur,

« Le Roi, Notre mailre, ayant trouvé à propos d'admettre la représentation que Votre Excellence lui fit hier pour le décharger des emplois que Sa Majesté avait conférés à Votre Excellence, a résolu de la gratifier d'une pension de trois mille pistoles par an, jusqu'à ce que, à l'avenir. Sa Majesté emploie Votre Excellence à son service de la manière qui lui paraîtra la plus convenable. C'est ce que je fais savoir à Votre Excellence par ordre de Sa Majesté, afin que vous puissiez être informé de sa résolution royale sur Tune et l'autre affaire.

< Je suis, etc. »

« Du Palais, le 14 mai 1726.

« J.-B. DE Orendayn*. »

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