V. Baudrillart, op. cit., t. II, p
2. Au commencement de 1124, Tessé fit à Saint-lldefonse les plus vives instances pour que Philippe V prît des mesures pour s'assurer, le cas échéant, la succession de Louis XV. V. Baudrillart, op. cit.^ t. Il, p. 563-564.
3. Instruction à Tessé, 15 janvier 1724. A. E. Espagne, Supp'
Madrid la même ligne de conduite : pousser à la politique italienne, afin d'éioufl-er les réclamations au sujet de Gibraltar*. Depuis quelque temps elle avait cessé de ménager l'Empereur, qui lui donnait un grave sujet de mécontentement. Charles Vi avait établi à Ostende une Compagnie de navigation et de commerce pour les Indes orientales. Celte Compacmie prospéra et fit bientôt une rude concurrence" au commerce anglais. Les Anglais en demandèrent l'abolition à Vienne, et, ne pouvant l'obtenir, ils cherobèrent à ruiner le commerce d'Oslende par leurs pirateries et à soulever contre lui toute l'Europe au nom des traités de Westphalie, qu'ils prétendaient violes. L'Espagne profita habilement de ce conflit : par ses ambassadeurs à Londres et à Paris elle protesta contre l'érection de la Compagnie d'Ostende demanda que l'affaire fût portée au Congrès de Cambrai». La jalousie mercantile des Anglais lui fournissait ainsi une arme nouvelle contre l'Empereur. ^
Cependant l'accord de la cour de Madrid avec ses allies n'était pas complet. Qu'arriverait-il d'abord, si Philippe V - et il le ferait probablement -exhumait son titre sur Gibraltar, la lettre de George !«'? Ne se brouillerait-on pas avec l'Angleterre et par contrecoup avec la France? D'autre part, ne serait-on pas
P.îii'Ii'iP^''' ^/"'^^ déclaration de Sunderland ; le plaa anglais e.td ailleurs très nettement formulé dans un document de pre
" décla^^^^^^^^^^^ de Destouches au Régent reproduisant
ttflZTit p!^^^^^^^^^^^ '''''^ Citée par Baudril.
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obligé, pour avoir les duchés, de les prendre de force? Et alors la France et TAnglelerre, si résolument pacifiques, iraient-elles dans leurs concessions vis-àvis de l'Espagne jusqu'à lui permettre d'entamer en Italie une guerre qui s'étendrait rapidement à toute l'Europe?
En tout cas^ les sentiments des deux cours allaient être mis à l'épreuve. Au Congrès de Cambrai, qui s'ouvrit solennellement le 26 janvier 1724, elles étaient médiatrices. L'Empereur avait dû, quoique à conlre-cœur, reconnaître cette médiation, consentir à ce que les plénipotentiaires espagnols el impériaux ne traitassent jamais directement ensemble, à ce que toute proposition ou discussion passât d'abord par les ministres français et anglais pour être transmise ensuite séparément aux deux parties*. Une médiation aussi étroite donnait à ceux qui la possédaient une influence prépondérante dans les débats. Celte influence parut s'exercer très franchement en faveur de l'Espagne.
L'Empereur, en effet, vit, avec dépit et avec une sorte d'effroi, les plénipotentiaires français et anglais soutenir toutes les demandes que les plénipotentiaires espagnols firent au sujet deTllalie. Lespostulata de Philippe V et de Charles VI, lentement rédigés, furent échangés le 28 avril. Ils roulaient sur l'amnistie des sujets rebelles, la restitution des biens confisqués, les titres prétendus par les deux princes, la grandemaitrise de la Toison d'Or, revendiquée des deux côtés; on s'y réclamait des palais d'ambassade, despa-
1. Relations des plénipotentiaires impériaux^ Penténridler et Windischgrœtz, à Charles VI, 31 janvier et 10 février 1724; Protocole de la Conférence Secrète du 28 février 1724, W. S. A.
AU XVnie SIÈCLE
ironages d'églises, de vieilles délies, de vieux canons de veux vaisseaux. C'élaienllà les dernieTcomp es'
SairaTx SlÏÏ'r '°"'^ ""^ '''''''' ^--
Ouel'onmit.confonnémentàlaQuadrupIeAlli.nPP dans les places forles des duchés, des tarnS
S'Sdr^"'" '' *^""P^^ suites %tr "1^ cela te„da,l a assurer la succession à don Carlos-
Snos^nlTZ^^'r ^^'=' ''' garnisons espa gnoies s, les médiateurs ne l'en avaient dissuadée ■
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S 9) . ' ' /T°""^ "' '"'"f*"' don C.rlos (art. 9) , cela tendait à maintenir l'intégri»éell'in dépendance de l'Etat de Parme et à élabHr une '"" pece de prolecloralde l'Espagne sur cet État • Que Ion rendît au duc de Guasiilla }u .
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10 1 rétablit également dans leurs Élals le^ nBii.r
Cvefa""^ ^- avaient suivi lepl^i'e^ÏÏ!
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lendat à ,r"'' "^^ Castillon-Gonzague, etc. : cela
du 19 mai 1724, W s a Conférence Sec-ète