‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 96 sur 130 · UNE COUR KT UN AVENTURTER · texte numérisé non relu

UNE COUR KT UN AVENTURTER

Elisabeth Farnèse avait donc moins de chance que jamais de faire don Carlos archiduc d'Autriche, roi de Bohême et de Hongrie et empereur d'Allemagne. S'en doutait-elle, et est-ce pour cela qu'on la voit chercher pour son fils d'autres avantages plus modestes mais plus faciles à atteindre? Toujours est-il qu'elle ressuscita à ce moment la question des duchés italiens : elle essaya de réparer la faute qu'elle avait commise en 1725, lorsqu'elle n'avait exigé de l'Empereur aucune garantie matérielle au sujet des duchés ; elle demanda à Charles VI de prendre, de concert avec elle, les mesures nécessaires pour assurer à don Carlos l'héritage toscan ; elle ne parla point de Parme, car là régnait sa propre maison, ce qui lui donnait plus de sécurité'. — Le moindre désir des hommes d'État autrichiens était de voir don Carlos régner à Florence, ils leurrèrent d'abord Elisabeth d'une négociation avec la Palatine, sœur du grand-duc, négociation qui, naturellement, n'aboutit pas*. Leur embaira^ devint plus grand, quand, au commencement de 1728, Bournonville demanda catégoriquement l'autorisation de mettre des garnisons espagnoles dans les places de Toscane : autant eût valu proposer à l'Empereur de se faire Turc que de souffrir des troupes espagnoles en Italie. Afin de se tirer d'affaire, il employa la même tactique que pour le mariage : il remit la question au Congrès. 11 donna à Sinzendorf avant son départ et il lui renouvela par

décision de ses ministres dans la Conférence Secrète du 20 avril, tenue en sa présence ; Protocole de la Conférence du 20 avril 1728. \V. S. A.

1. Protocole de la Conférence Secrète du \2 août 1727. W. S.A.

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