‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 98 sur 130 · Référât du 18 juillet 1728. W. S. A · texte numérisé non relu

Référât du 18 juillet 1728. W. S. A

colère d'Eiisabelh Farnèse; en montrant une indifférence bienveillante, il flattaitla reine d'Espagne, laissait l'Empereur dans son embarras et contribuait à brouiller les caries entre Vienne et Madrid. La cour impériale dépitée , résolut d'exploiter de son mieux les termes assez vagues de la réponse de Fleury pour écarter encore tout engagement formel avec Ehsabelh'.

La même comédie se répéta trait pour trait en l'aftaire de Toscane. Sinzendorf s'attendait à ce que les allies de Hanovre jetassent les hauts cris quand Bournonville parlerait des garnisons espagnoles. Et voilà que Bournonville exhiba l'article secret du traité de 1721, par lequel la France et l'Angleterre avaient promis de ne point s'opposer à l'établissement de troupes espagnoles dans les duchés, pourvu que les autres puissances intéressées s'y prêtassent! Bien que les circonstances eussent changé, les cabinets de Londres et de Versailles déclarèrent qu'ils tiendraient leurs engagements. Il n'était plus besoin que du consentement de l'Empereur. Charles VI se trouvait en fort mauvaise posture pour refuser. Il recourut à une défaite ridicule : l'affaire ne dépendait pas de lui, les droits de l'Empire étant en jeu I Telle lut la réponse que Sinzendorf eut ordre de faire à Bournonville en 1 exhortant à la patience*.

Ainsi l'attitude imprévue de Fleury et de l'Angle* terre déjouait, par deux fois, lamédiocre astuce de la cour de Vienne et lui enlevait tous les bénéfices de son hypocrisie. Elisabeth Farnèse se rendit forcément

L Ibidem.

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