‹ Une cour princière au Vatican pendant la RenaissanceChapitre 138 sur 203 · Léon X le fit cardinal en · texte numérisé non relu

Léon X le fit cardinal en

vingt-quatre avant qu’il fût procédé à de nouvelles élections. Or, on se souvient que les cardinaux étaient alors au nombre de quarante-cinq (11 octobre 1503).

Pie III se montrait fort appliqué à ses devoirs. « Il n’avait pas un moment qu’ il ne fut occupé», écrit Sigismondo de’ Conti. Il passait à l’étude les premières heures de la matinée et le reste en prière. À midi, il donnait audience et chacun, même les plus humbles, avait accès auprès de lui. Son régime était des plus frugal, surtout depuis qu’il se sentait très malade.

Le dimanche 8 octobre 1503 avait eu lieu à Saint-Pierre, comme de coutume, la cérémonie du couronnement ; Pie III n’étant que diacre, on dut le sacrer préalablement prêtre et évêque. Mais la procession du Vatican au Latran, dont le peuple aimait tant la pompe grandiose, ne put avoir lieu, car le pape n’était pas enétat d’en supporter la fatigue. Ce fut dans le palais pontifical que les juifs présentèrent la Bible au souverain pontife.

Le mercredi 11 octobre, Pie III présida à jeun un long consistoire; le vendredi il donna plusieurs audiences et fit abstinence ; le 15 octobre, le jour où César était enfermé dans le château Saint-Ange, le pape, après avoir donné audience trois heures durant au cardinal de Bologne, Ferrari, fut saisi d’un frisson violent et les médecins déclarèrent qu'il ne supporterait pas un second accès. De fait, la fièvre l’ayant repris, il s'éteignit lentement et mourut dans la nuit du 18 octobre ; il avait régné vingt-six jours. D’aucuns attribuèrent sa mort au poison !. Les scènes habituelles de désordre et de pillage se renouvelèrent ?.

Pie III fut enseveli dans la basilique Saint-Pierre par les soins de ses deux frères, Giacomo et Andrea ; en 1496, d’ailleurs, il avait fait sculpter sa pierre tombale sur laquelle il est représenté, les mains jointes, en costume épiscopal. L’épitaphe grandiloquente qui s’y trouve n’est pas celle qu’il eut souhaité ; dans son testament il l'avait demandée très simple *, mais, lors de certains remaniements du monument, sous le pontificat de Paul V, son tombeau fut détruit et sa dépouille ainsi que celle de Pie IT transportées par les soins du cardinal Alessandro di Montalto dans l’église S. Andrea della Valle, voisine du palais des Piccolomini (1614) ; les deux tombeaux qui furent érigés alors s’y voient encore, se faisant face. On les attribue à deux Florentins, Francesco di Giovanni et Bastiano di Francesco. 4

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