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LA CONJURATION DES PAZZI ET SES PREMIÈRES CONSÉQUENCES

dimanche précédent, le 26 avril !, avait eu lieu dans le dôme l'attentat des Pazzi dans lequel Julien de Médicis fut tué et Laurent blessé. De nombreuses exécutions suivirent et les représentants de l’Église ne furent pas épargnés. L’archevêque de Pise, Francesco Salviati, fut pendu, le cardinal Raffaele Riario, arrêté; le condottiere Giovanni Battista da Montesecco décapité (ou pendu) le 4 mai. On les accusait d’avoir participé à l’attentat. i Sixte IV avait vécu d’abord en bons termes avec les Médicis, mais, depuis quelque temps, la mésintelligence s'était glissée entre eux. Les griefs allaient s’accumulant ; il y eut l'affaire de Volterra qui fut saisie par les Florentins grâce au concours du pape, lequel crut ensuite avoir été dupé, le refus de donner la pourpre à Giuliano de Médicis, l'achat d’Imola par le pape au duc de Milan, la nomination à l’archevêché de Pise de Francesco Salviati contrairement au gré des Florentins ; les intrigues des Médicis à Pérouse qu’ils cherchaient à détacher du Saint-Siège (printemps de 1477). Au commencement de 1478, la tension était grande entre Rome et Florence ; Girolamo Riario s’efforçait de l’augmenter, car il ne pouvait se créer une principauté en Romagne que si les Florentins étaient hors d'état de s’y opposer.

Sa femme, Caterina, l’encourageait dans cette voie, car elle était ambitieuse, entreprenante, énergique et partageait envers la République la haine de son père Galeazzo Sforza. Mais, tant que les Médicis resteraient à la tête des affaires, Florence demeurerait forte. Il fallait donc trouver un instrument pour les abattre. Leurs rivaux, les Pazzi,

st fut le jeudi 30 avril 1478 qu’on apprit à Rome « la traîtrise de Florence ». Le

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