‹ Une cour princière au Vatican pendant la RenaissanceChapitre 5 sur 203 · UXE COUR PRINCIÈRE AU VATICAN · texte numérisé non relu

UXE COUR PRINCIÈRE AU VATICAN

Besse

euIqonT ‘do 16£1 uo SIOu9r) xXnE 29uessI9{0 am[ SUOAES 9p OpIPUOYT

HAHAOY VTTIAQ ATIINVA

‘CJouI,P À inouñres ‘oerx OZZt9re9) ‘II *zOS1 ‘e18104 1eS39 ed quissesse ‘ou UET) ep onp J'TA E. ‘ourieA fIVNIGUVO 918597) aTuIou ON) 9p 9] 39 N9AQU OIZUPU9A ‘'J *LoS1 AUIUI09 “do u9 97IOUI *‘60S1 ua aydope, ELIEN ‘ezueS079 ‘O9SJOUPIJ ‘OUIPIOI) ‘2911JE9 ‘OOLI9P, oSUY-JUIES XI 9JXIS | | ne9jeu9 np ‘ozSI1 us mouroanoS j1our ‘SardeN joe ‘0730989 ‘OUIJS08Y ‘o9Saoueix ‘07J0912r) ‘14H1 9p OZ a HE à E opeyey ‘IVNIGUVI "019} ‘uogerv,p ausaTe A -AJUON 2P OPUEUIPIS ‘£oS1 “sorden V7A2: ‘eTSeSIuIS onp np 9aIIy 2perremyeu ‘IVNIAUVI ‘Sapoux 9p 9p 101 CIVNIQUVT) ‘EZIOJS ‘SIA9IL 1742 ‘euueAOIr) [TZ "JU0APS * LISI £oS1 IIIEA9UO np 99910 A2: eul19727 ‘9OU9IO]H ‘arexio,] “da ‘ wo» ‘euuUtAOM) 9p erer) ‘sanbon”f fIVNIQUVO * PzSI-POCI ‘ourzIEJJ ‘reuesoy “da 2p'ag‘uie9 9p39'z/YI op 9914 “do 9[OUqe9'II 9PJ94/8ŸI ‘21940 (+oSr-Egt1) ‘opuoyy op euroyeD ep {z£+r ‘IUOSUES ‘IJIOH 9P}9 -SIDUEIJ ‘esSEIN2P "1061 u9 ‘euOY 2P ‘rormuerz ‘u28y,p ‘A9 eI[2P “gL+i-{{vr 9puo op ‘ +oS1-c6p1 da ‘esusqry,P OoIoqUuYy eJOUT,P 0742! A9 ‘Gb yiouw ‘Zobi Jo791d'S/+r ooseoueiJ ‘ozS1 OSsoir) ‘aouren07 *A9 ‘orqqnr) ‘eu19s1D ‘A9 L0S1 ua “da 27109 U9 JIOUI ua J}IoUI Si9A QU ‘([] Sa1N() us zou ue) ‘I U9 JIOUT OfuORUY dd? op'A2 ‘(+oSI- ) op anb949 op smbreuwu q1otu QJUEIOIA ‘OWEIOIr) ‘orjel4 ‘OoUIOjOIU ‘IUUEAOM) ONVITAI) ‘OPIEUO9T ‘doeuiqon'T ‘OPIEUOIT EIOMPJJ ‘OZZEAIE") AJUOUI9) ‘ONSSOUEIX ‘OMOJUY OUTEJOIH) BAR | | | | RE ES Aie | | | *‘11S1-+OGu ‘auoaes 2p} ‘eu0321Y,p ‘ogr1 ‘OIL euueAOrr) ‘da op 9nb9a3 eu9lA ‘EULH24 PE ‘wuoy 92p ‘oqosef ‘oOSu0[01P4 “onboors | 39791d ‘eos | | eut8r10,p f (21040 eII8P) 3p onp ‘opreuoot ‘OU ER] wosseg “e[orauryN "282 1P osseg | Oofoe4 OWJaan1) IP *2I[99 9P 210P09aL ‘da BUIOUIY OUIO[0)IEŒ OUWJOHS8NnT)IP'AONM) ‘ZI ‘19794199 9p “d9 owo9e) ‘do oddnr) ee *d9 *LLV1 u9 J1ow ‘(AI ALXIS) “d9 “d9 inouS12s voueig eue ‘oroegex ODSHONVUA,] +. er RS

Lors de son élection, della Rovere avait cinquante-sept ans. Il était né le 21 juillet 1414. On le disait fils d’un batelier ! d’Albizzola près de Savone, lequel, au cours d’une épidémie, s'était réfugié dans le petit port de Celle, et l’on a affirmé que c’est là que Federico vit le jour. Pourtant plusieurs auteurs tiennent qu'il naquit à Albizzola ?. On lui fit revêtir, à neuf ans, le froc des Franciscains. Giovanni Pinarolo, un frère mineur, fut son premier maître. La chance lui ayant permis de poursuivre ses études, il se fit remarquer par son application et son intelligence, qui était ouverte et prompte. On raconte® qu’étant jeune étudiant à Savone, il s'était lié d'amitié avec Paolo Riario dont il devait devenir le beau-frère. Celui-ci, prenant en pitié son dénuement et intéressé par son zèle, lui accorda l'hospitalité :enretour, Francesco donna des leçons à son fils Pietro qu’il devait pousser et combler plus tard de si extraordinaire façon.

Grâce au cardinal Bessarion, il suivit les cours des grandes Universités du Nord, Pavie et Bologne ; bientôt, il enseigna lui-même, à Pavie, à Florence, à Bologne, à Sienne ; son savoir, son éloquence lui acquirent une grande réputation. S’étant mêlé à la discussion relative au « sang du Christ » 4, qui avait agité les esprits au temps de Pie II, son argumentation parut si forte qu’on lui demanda de rédiger un traité sur ce sujet. Il le dédia à Paul IT (1470).

Della Rovere aborda des sujets plus délicats encore ; il publia des opuscules sur la Conception de la Vierge 5, sur les contingences futures, sur la puissance divine ; ce dernier était une réponse à un carme de Bologne 6.

Della Rovere s’intéressait aussi à l’astronomie ; il songea, avant Grégoire XIII, à la réforme du calendrier. Un savant allemand, J. Peurbach, venu pour professer à Padoue, fut chargé par lui d'étudier cette innovation, mais il repartit sans donner suite à ce projet.

En mai 1464, Della Rovere devint général de son ordre ; il eut presque aussitôt à le défendre contrele pape Paul II, qui s’apprêtait à le réformer et s’y employa avec ardeur, car ily demeura toujours très attaché et ne manqua jamais une occasion d’en favoriser les membres.

Dès cette époque, des accès de fièvre le prenaient souvent car, malgré une vie forcément frugale à cause de sa pauvreté, il souffrait de la goutte, comme au reste nombre de prélats, de telle sorte que, pendant l’été de 1467, il dut prendre quelque repos. Le 18 septembre de cette même année, Paul II le nommait cardinal de S. Pietro

1. Ou cardeur. Les Della Rovere du pays de Gênes étaient une famille déchue. Ils étaient alliés aux Della Rovere du Piémont.

Page 1