Voir volume précédent, p
5. Le traité De Christi Sanguine fut publié à trois cents exemplaires et distribué par l’éditeur-imprimeur Giovanni Filippo di
Lignamine de Messine «afin de répandre le nom du pape » (vers 1471); en 1473, Lignamine en publia une seconde édition à laquelle fut joint le traité De Potentia Dei, plaquette de 12 feuillets et letraité De Futuris Contingentibus, de 8 feuillets, écrits tous deux alors que le pape était encore i# minoribus. L'année suivante Frédéric Creussner, de Nuremberg, publiait le De Sanguine et le De Dei Potentia,en 9 feuillets.
6. En 1483, il rédigea une bulle àcesujet. Raynaldus an, 1483, $ LXIV,
in Vihcoli. Il se fixa alors à Rome ; sa gêne était si grande qu’il dut faire appel aux autres cardinaux pour se procurer les fonds nécessaires à la réparation du palais qu’il allait habiter près du Vatican et qui était fort délabré. Il y vécut d’une vie retirée, tout absorbé par ses devoirs pieux ; sa dévotion était vive et il aimait à la manifester. Ses visites aux églises étaient presque quotidiennes. La politique ne sémblait pas l’intéresser. I} ne prenait intérêt qu'aux discussions théologiques, philosophiques et littéraires qu’il provoquait parmi ceux qui se réunissaient autour de lui.
Les cardinaux pensèrent sans doute, en faisant choix de cet érudit pieux et désintéressé des choses de ce monde, empêcher le renouvellement des abus qui s'étaient produits sous les pontificats antérieurs. Combien leur attente fut trompée !