‹ Une cour princière au Vatican pendant la RenaissanceChapitre 9 sur 203 · Il mourut à quatre-vingts ans, en · texte numérisé non relu

Il mourut à quatre-vingts ans, en

5. Ce palais passa à sa mort au cardinal Geronimo Basso della Rovere et au cardinal Leonardo Grasso della Rovere.

6. E. LavaGniNo et V. Moscuini, S. Maria Maggiore, Rome, 1924. — MARIANO ARMELLINI, Le Chiese de Rome, Rome, 1891. — ABBÉ P. DE ANGELIS, Basilicæ S. Mariæ Majoris … descripho, Rome, 1621

vaux d’édilité entrepris par Sixte IV et d’en concentrer la direction, ce fut à lui que s’adressa le pape.

Revêtu de la pourpre par Eugène IV en 1430, ilétait l’un des plus anciens cardinaux, mais non le moins actif,

Francesco Gonzaga, archevêque de Bologne et cardinal depuis 1461, était plus enclin, dit un chroniqueur, à la chasse et au plaisir qu’aux pratiquesde la piété. Ami de Mantegna, collectionneur ardent et éclairé, il avait réuni chez lui quantité de camées, de médailles, d’antiquités qui, après sa mort, survenue en 1483 (22 octobre), devinrent la propriété de son rival, Laurent le Magnifique. Son humeur et ses richesses durent en faire l’un des membres les plus importants de la cour de Sixte IV.

Son goût de collectionneur était partagé par l’un des neveux de Paul IT, le cardinal Battista Zeno, tandis que son autre neveu, Marco Barbo, s’occupait d'achever le palais de Saint-Marc.

Le cardinal Giovanni Battista Cibo, qui allait devenir pape (Innocent VIII), menait, quoique relativement pauvre, assez joyeuse vie ; il avait eu, d’une Napolitaine, deux enfants.

Au milieu de cette cour peu sévère, le vieux cardinal Ammanati !, dont la Chronique 2 est sévère pour son temps, jouait le rôle de censeur morose ; il blâmait l'abandon de tout effort sérieux en vue d’une croisade, il réprouvait la prodigalité et les mœurs des autres membres du Sacré Collège, trouvait mauvais, comme Pie II, qu’on s’occupât de poésie. Comme Paul II, il s'élevait contre les fêtes et les spectacles imités de l'antiquité, contre les représentations théâtrales.

Paolo Toscanella n’avait pas tort quand il prononçait, en 1482, un violent réquisitoire contre la corruption des cardinaux et de tout l’entourage du pape ÿ, et Gilles de Viterbe aussi quand, dans son Histoire de vingt siècles #, il écrivait que le clergé était épris « non numinis sed nummi, non salutatis sed voluptatrs ».

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