‹ Une couronne en songeChapitre 13 sur 17 · L'AVEU · texte numérisé non relu

L'AVEU

Mais ([Uiiiid la veilu cl la iiioileslie embellissfnl si-s charmes, l'eclal d'une belle femme surpasse celui des eloiles, el c'est en vain qu'on résiste à rinfluence de sou pouvoir.

I,es baisers de sa bouche sont plus doux que le miel; les parfums de l'Arabie s'exhalent de ses lèvres.

Manuscrit indien traduit île l'anglais par madame Bkissot de Warvim.k.

Le tableau s'avançait, j'étais sur la toile comme dans l'atelier du peintre, auprès de Mélina, mon bonheur était extrême, nos cœurs commençaient à se comprendre, et quoique nous ne nous fussions pas encore lait d'aveu, nos yeux depuis longtemps

trahissaient le secret de nos ames^ j"'avais su apprécier les nobles qualités de la jeune fille, ses précieux talents, sa modestie, sa beauté incomparable ; Mélina était digne de la couronne, j'étais décidé à la lui offrir.

Un jour je me trouvais seul avec elle, des alfaires urgentes ayant nécessité la sortie de Tartiste. Mélina était à son piano, le timbre trais et doux de sa voix allait jusqu''au fond^ du cœur, ses yeux parfois se levaient et venaient s'assurer de l'impression que produisaient sur moi des airs joués avec un goût exquis. Appuyé sur le dos de sa chaise, je contemj)lais ces trésors de grâce et de beauté.

Mademoiselle Mélina, lui dis-je, vous avez jtaru désirer assister au carrousel , voici un billet pour vous et M. votre père , vous serez placée au premier rang. — Ah ! monsieur Edouard , cette attention est bien aimable de votre part, mais combien -je vais me trouver étrangère au milieu de ce cercle tout resplendissant de parures et de diamants ? — Vous y brillerez, belle Mélina, du plus vif éclat, de celui de la jeunesse et de la beauté. — Monsieur

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