‹ Une crise religieuse en AngleterreChapitre 4 sur 19 · LE RATIONALISME EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

LE RATIONALISME EN ANGLETERRE

que ceux qui n'ont pas craint de (enter au siècle passé la réformalion par le schisme, n'y trouvant point de plus forts remparts contre toutes leurs nouveautés que la sainte autorité de TÉglise, ils ont été obligés de la renverser. Ainsi les décrets des conciles, la doctrine des Pères et leur sainte unanimité, l'ancienne tradition du saint-siége et de rÉglise catholique, n'ont plus été comme autrefois des lois sacrées et inviolables. Chacun s'est fait à soi-même son tribunal, où il s'est rendu l'arbitre de sa croyance; et encore qu'il semble que les novateurs aient voulu retenir les esprits, en les renfermant dans les limites de l'Écriture sainte; comme ce n'a élé qu'à la condition que chaque fidèle en deviendrait l'interprète et croirait que le Saint-Esprit lui en dicte l'explication, il n'y a point de particulier qui ne se voie autorisé par cette doctrine à adorer ses inventions, à consacrer ses .erreurs, à appeler Dieu tout ce qu'il pense. Dès lors on a bien prévu que, la licence n'ayant pas de frein, les sectes se multiplieraient jusqu'à l'infini; que l'opiniâtreté serait in\incible; et que, tandis que les uns ne cesseraient de disputer^ ou donneraient leurs rêveries pour inspirations, les autres, fatigués de tant de folles visions, et ne pouvant plus reconnaître la majestéde la religion déchirée par tant de sectes, iraient enfin chercher un repos funeste et une entière indépendance dans l indifférence des religions ou dans V athéisme. »

l>AMS. ^ IW» SIMON RAÇON ET COUP.) i, RUE D'ERFCaTtt.

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