DU SUD AU NORD
Neuf mois se sont écoulés, depuis lis évènements racontés dans les chapitres précédents: Malgré le désir dé Pierre de St. Luc d'aller au Canada, ce ne fut que vers la fin d'août qu'il put terminer et régler ses affaires et réaliser ses fonds rés les art en actions de banques.
Son: immense fortune lui dnnait ui revenu: de plus de quatre cent mille piastre par année.
Trim, qui était impatient d'accompagner soh inaitre, s'était habillé tout de neuf, et avait ‘acheté force vêtements de laine, bien chauds, pour ne pas geler au Canada, comme il disait. fl se faisaitune fête d'aller en mer; aussi son désappointement futil grand,
quand son maître s’embarqua à bord d’unsteamboat, .
qui devait remonter le Mississipi et l'Ohio : jusqu'à Pittsburg. Il fut aussi fort surpris quand il arriva à St. Jean, de trouver qu'en Canada il put: faire un beau temps au mois de Septémbre. Il s'était téllement accoutumé à considérer ;le Canada comme ut
pâys où tout gèle, en été comme en hiver, qu'il
éprouva comme une espèce de: désappointement de
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voir ainsi détruites toutes ses are sûr Saone
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À bord du bateau à vapeur qui fait le trajet de Whitehall à St, Jean sur le lac Champlain, Sk Luc fit la connaissance d’un jeune canadien, du nom de Ro: dolphe DesRivières, qui retournait à Montréal. Le caractère franc et ouvert de ce jeune homme, qui était à peu près de son âge, son humeur gaie et complaisante, ses manières sans prétentions, plûrent infinement à-St. Luc, Il était bien aise de cette rencontre ; il avait besoin de quelqu'un qui put le guider dans ses recherches, de quelqu'un qui put être en même temps son compagnon et son ami dans un pays où il était parfaitement étranger, Il ne ponRee mieux rencontrer.
Rodolphe DesRivières était un peu plus grand que St, Luc, mais pas'aussi carré des épaules, ni aussi robustement taillé. Il y avait mème quelque chose d'efféminé dans son visage un. peu trop blanc, et dans ses grands yeux bleus empreints d’unë cetaine teinte de uiélancolie. Mais celui qui Pautäit jugé. sur ces apparences se serait trompé ;: il était d'une. force et d’une activité peu communes; sa force cor. sistait, surtout, dans la vigueur des bras.
Bon et généreux, pv'ais vif en même temps, il ne se laissait pas impunément, comme on dit au Canada, piler sur les orteils. {1 aimait à se mêler à tous les jeux de force et de gymnastique ; souvent il provoquait des adversaires à se mesurer avec lui,non pas paf fanfaronnade mais par amusement, ll connaissait sa force mais:n’en abusait jamais ; plus d’uné fois elle lui servit à se.tirer d'un mauvais pds, et aussi souvent à protéger le faible. Il était trop connaisseur pour être longtemps à reconnaitre, à la symétrie des formes et an développement des muscles de St. Tue,
PO A ES NE LR A A sp rpm.
110 UNE DE PERDUE à la souplesse et l'activité de ses mouvements, que | ve ce dernier devait être un dur à cuire ; aussi ne en c
l’apprécia-til que d'avantage. D'ailleurs il y avait ou trôp de ressemblance dans leur caractère et leurs de
idées, pour qu'ils ne sympathisassent pas ensemble, BE met et ne devinssent pas bientôt amis. | aura Rendus à Montréal, St. Luc et son nouvel ami des- À «le NI cendirent à l'hôtel Rasco, dans la rue St. Paul. ; sk
C'était le meilleur hôtel de la ville, et le rendez-vous ; bien de tous les étrangers de distinction. ! tent St Luc était fort en peine de retrouver sa mère, — dont il n’avait pas la moindre souvenance, en ayant | yen ( été séparé à l’âge de quatre ans. Ilne savait pas si 4 couv ll elle vivait ; pas même son nom, son père ne l'ayant Æ dese [1 désignée dans ses mémoires, que par le nom d'Eléo. 4 ds 1 nore de M...; ce qu’il savait de plus positif, c'est 4 tient { qu’elle était de Sorel ; ce qu'il savait encore, c'était Æ mec LÉ que Mr. Merinier, son père, était de la paroisse St Æ nos a f: Ours. Mais il y avait déjà si longtemps de cela! Qui : dites Î sait si aucune des personnes, qui les avaient connus 4% 8 vivaient encore ! Cependant il se résolut à partir dès pour le lendemain pour Sorel. pense
Le jour suivant, au déjeüner, il communiqua son ! bons
dessein à son ami DesRivières, qu’il croise à lac : À
compagner. D oo!
—Comment allons nous voyager ? PS St. à …}
Luc. D Trin : —Nous descendrons en bateau à vapeur jusqu'à 2 dech; 0 100 Sorel, où nous arriverons vers dix à one heures de Æ —C Fig .. la nuit Nous coucherons à Sorel ; demain, nous 2. inforn nn. prendrons des informations sur les lieux; puis, 5 de mis
dot dans l'après-midi, nous nous ferons mener à St. Ours, D ny
par un charretier, en calèche, ve
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PEUX DE TROUVÉES. Il
—En calèche! des calèches comme les charretiers en ont ici, à deux roues!
—]l n’y a pas d'autres espèces de voitures à Sorel.
—Mais nous ailons nous faive éreinter ! et où mettrons-nous Trim, et tout notre bagage? N'y aurait-il pas moyen de se procurer des chevaux de selle à Sorel ?
—Je ne crois pas ; les chevaux des campagnes sont bien bons à la voiture, mais pas à la selle ; ils trottent dru, mais galoppent dur.
—Ca ne me va pas du tout. N'y aurait-il pas moyen de se procurer ici une voiture à quatres roues et couverte, à deux chevaux, et de plus un bon cheval de selle.
—Nous pourrons avoir tout cela chez Sharps, qui tient la meilleure écurie de louage de Montréal. Je me charge d’y voir ; en effet, pourquoi pas prendre nos aises, puisque nous en avons les moyens ? vous dites que vous ne tenez pas aux dépenses ?
—Bien moins qu’à notre comfort; prenons cela pour règle de notre conduite. A propos de comfort pensez-vous que nous puissions nous procurer de bons vins à Sorel et à St. Ours? .
—AÀ Sorel, j'en doute; à St. Ours, bien sûr que non ! Tia
—J'y avais pensé ; j'ai fait remplir ma canevelte. Trim doit voir aussi à faire mettre un demi panier de champagne. :
—C'est bien heureux que vous m'ayez donné ces
informations, sans cela, nous eussions fait un voyage
de misère par notre propre faute. Je vois qu’en ce pays vols êtes encore à l'état. primitif; vous n'avez Pas encore inventé le luxe des voyages par terre,
M A MN à MD 4 Me Men Parme ct ne ho deb mn année à pééiittiah APN TU Bd. A | : , ° | KT Vu
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Donnez:inoi une voiture à quatre roues, et couverte,
surtout, pour re pas brûler au soleil, quand il fait ds chaud comme aujourd’hui ; ni être trempé quand il à pleut. . " Dans le cours de l'après-midi, St. Luc et DesRiviè. y res allèrent choisir les chevaux chez Sharps, qui ges promit de les faire conduire à bord du Charlevoix, un Fu peu avant sup. heures. dé Il y avait un grand nombre de passagers qui des- fé cendaient à Québec ce soir-là. 2.
Parmi les dames à bord, St. [Luc avait remarqué M deux jeunes personnes, qui paraissaientêtre de même Meu âge, et dont les traits étaient tellement ressemblants : en qu’il n’y avait pas à se méprendre sur leur étrüiie de M parenté. Filles étaient accompagnées d’une dame, : Mon
d'un certain âge, encore belle malgré son embon: point, et qui paraissait être leur mère. Ce qui l'avait : surtout frappé dans les jeunes filles, c'était une ser. : taine ressemblance assez remarquable avec quelque personne qu'il avait dû connaître, mais dont ilne : pouvait nullement se rappeier le souvenir. Plusieurs | fois, dans le cours de la soirée, cette ressemblance : lui revint à l'esprit, sans qu’il put néanmoins pervenir à fixer ses souvenances. (Cette idée le préoccupa une partie de la soirée.
ILétait près de onze heures quand le Charlevoir accosta au quai de Sorel.
—Où allons-nous loger ? dit St. Luc à DesRivières en débarquant.
—(Chez le père Toin. Il tient la meilleure auberge du village ; d’ailleurs c’est un. ancien citoyen de : l'éndroit, je pense qu’il pourra nous pres er renseignements, Venez avec moi, c’est à dis ps,
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mandant au père Toin de prendre des renseigne-
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d'ici, Trim restera pour avoir soin des chevaux et äu bagage. Dans deux minutes nous l’enverrons chercher. .
Le père Toin était bien la personne qui pouvait le mieux, à Sotel, donner à St. Luc les renseignements qu'il cherchait.
En effet, répondant aux questions que lui fit ce dernier, il lui dit: “ qu'il se rappelait bien d’une madame Deguise, qui était morte depuis longtemps; qu'elle avait une nièce, mariée d’abord à un nommé Meunier, qui était mort matelot. Que ceite madame Meunier, dont il ne pouvait se rappeler au juste le nom de famille, mais qu'il croyait s'apreler Éléonore de Montour ou Montreuil, s'était, disair-on, mariée à
Montréal ou à Québec, à un M. Rivan, quelques
temps après la mort d'un docteur Guérin auquel son père l'avait destinée d’abord. Qu'il n'avait pas entendu parler d’elle depuis. Qu'il croyait que M. Rivan et sa femme.étaient morts du choléra en 1832 ; du moins il lui semblait l'avoir lu sur la Minerve. Qu'il avait aussi connu un nommé Pierriche Meunier, petit cousin de Meunier le matelot. Mais que depuis
Ces renseignements n'étaient pas fort satisfaisants : cependant ils étaient importants, puisqu'ils lui donnaient le nom que portaient sa mère. Il lui devenait beaucoup plus facile maintenant de faire se$ recherches avec une chance dé succès.
Le lendemain, ils partirent pour St Ours, recom-
ments pendant leur absence. | :
ASt. Ours, ils apprirent que les enfants de M. de Grandpré s'étaient dispersés, après la mort du père
et de la mère, et étaient allé s'établir on ne savait où. Ils ne furent pas,beaucoup plus heureux dans leurs recherches pour trouver des membres de la famille de feu Alphonse Meunier. Il y avait bien dans la paroisse plusieurs personnes du nom de Meunier, mais personne ne se rappelait d'Alphonse Meunier. On se rappelait bien d’un nommé Pierre Meunier, qui avait quitté la paroisse, depuis plus de vingt ans, pour s'engager sur les cages; on l'avait souvent entendu parler d'un cousin qui avait fait fortune, mais qui s'était noyé en allant à la pêche à la baleine. Pierre Meunier, s’il vivait encore, devait demeurer à Montréal ou à Québec, étant trop vieux pour aller maintenant sur les cages.
Ce furent là tous les renseignements qu'ils purent obtenir à St. Ours, après trois jours de recherches.
—ÆEh ! bien, que pensez-yous de nos pt M. de Luc ?
: Ma foi! je ne puis pas dire qu ils aient été énormément heureux; mais je n'en suis pas moins content.
—$i nous pouvons trouver ce Pierre Meunier, et je sais à qui m'adresser à Montréal pour en avoir des nouvelles, je crois que nous en apprendrons quelque chose. Il doii être le cousin-de votre père.
—Je le pense aussi ; mais à qui vous . adrésserez-
vous à Montréal pour en apprendre quelque chose !
—Je connais un nommé Jos. Montferrand, qui est un fameux guide de cages ; il nous dira probable- . ment ce qu'est devenu Pierre Meunier. Je crois que nous trouverons Montferrand à Québec, où il doit, He descendu sur une des cages de. lOttawa.
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Tant mieux; nous irons à Québec. Je voudrais aller à Québec pour une autre raison ; en descendant de Montréal, l’autre jour, j'ai remarqué deux jeunes demoiselles dont la physionomie m'intrigue. J'y ai déjà pensé plusieurs fois. Je dois les avoir: vues quelque part, ou quelqu'un qui leur ressemble beaucoup. D'ailleurs je désirerais remettre au gouverneur, Lori Gosford, une lettre que m'a donnée pour lui son cousin Sir Arthur Gosford ; j'aimerais à en avoir des nouvelles, il a du être venu ici l’! ver dernier.
—De quelles jeunes filles voulez-vous parler, dit DesRivières en riant, est-ce que l’une d'elles vous serait tombée dans l'œil? Prenez garde M. de St. Luc, vous pourriez bien vous laisser prendre à l'hameçon ; : les appâts sont altrayants en Canada.
—Abh! mon cher ami, ce n'est pas un requin comme moi, un vrai loup de mer, qui se laisse prendre si facilement. Non, ce n'est pas cela ; j'ai ressenti une singulière impression en les voyant ; plus je les regardais, plus elles m'intéressaient, sans que je pusse deviner pourquoi ; mais bien sûr que ce n'était pas de l'amour.
… —Etaient-ce ces deux demoiselles, en robes blan-
ches, chapeaux de paille attachés sous nel menton avec des rubans bleus.
—Précisément.
—Cheveux bruns, lissés en bandeaux sur le front ?
—Qui. ” —Granûs yeux, dun bleu clair, fendus en amende. —Ce sont elles ! les connaissez-vous ?
—Oui, ce sont les demoiselles St. Disier. ah loi |
cendaient avec leur mère. Diable! vous n'avez pas
mauvais goût. Ce sont les belles de Québec; on appelle la plus grande, l'Etoile du Nord.
+St. Dizier, répéta St. Luc, en se rejetant en arrière dans le fond de la voiture, je ne connais pas ce nom-là ; ec il tomba dans une rêverie dont il ne sortit qu’en arrivant à Sorel.
Le père Toin fumait sa pipe sur la galerie, au devant de sa maison, quand ils arrivèrent.
—Æh bien! le voyage? dit le père Toin, en secouant les cendres de sa pipe et venant au-devant d'eux,
—Pas trop bon, dit DesRivières : et de votre côté ?
—Moué, jen ai; pas su M. Rivan, personne ne sait ce qu’il est devenu ; mais su Munier j’en ai.
—Qu'avez-vous appris ? dit St. Luc, en avançant vivement.
" - Ah! dame! C’est par une pure chance du bon
R hi Dieu que j'ai appris ça. Figurez-vous que dépuis
{ | que je vous ai vu, j'ai fait l'tour du village, je n'eais
| comben de fois, pour voir tous les vieux. Pas un ie A5 se rappelait M. Rivan ni Munier. Je désespérais de rieu trouver, quand, par hasard, c’matin, j'vais à la grève, pour voir s’il y avait du poisson à vendre; el qu'est ce que j'vois au quai ? Un tas de faignants qui regardaient deyx hommes de cage qui s’battaient. Mais qu'est qu'c’est qu’ces deux polissons:là que je dis ?—Mais n'connais-tu pas Bill Collins qu'on m'ré: pond.—Quoi, le métif ?—Oui, c'est lui-même.--Et l’autre ? qué j'demande.—C'est Munier, le garçonà : Pierriche, tu sais ; qu’é d'meuré à St. Ours.—Oh! oh ! que je me dis, c'est ion homme}; et sans faire : Ai une, ni deux, j'eie * “Aidez moué, faut les sépa ! rer !” et on les sépare. ' J'tenais Munier au collet .
Tu n'as pas honte, que j'luüi dis, de te battre comme
x: ça en pleine rue ; t'es ben joli comme t’es là, avec un ed œil poché et l'autre qui n'en vaut pas mieux.—Quoi, si c'est vous m'sieu Toin, qu'y m'dit.—Oui, c'est moué, ee que j'lui réponds ; ettu va m’suivre tout de suite; ya deux m'sieux qui te cherchent. Je l’ai emmené
ai ici; et après lui avoir fait laver le visage avec du whisky, j'lui dis: A ctheure, tu vas rester ici; et | quand ces m’sieux viendront y te verront.—Ah! ant pour ça, j'peux pas, qu'y m'répond.—Ft, pourquoi
pas ? que j’dis.—Mais parce qu'y faut que j'rejoigne ARE ot6? ma cage qui descent; Montferrand, qu’est d'sus, m'a | FM}
dit de le rejoindre à la tête du lac ; à moins qu'’j’n’ai- | me mieux aller sauter l’Abord à Plouffe, avec la cage à m'sieux Aumond.—Bien, c'est bon, que jlui
eur dis, tu iras sauter l’Abord à Plouffe ; ça te donnera fi LS le temps d'attendre ici que’quetem ps.—Non pas, me . î de répondit-il ; faut que je remonte dans le Varennes, MU P qui va démarrer tout à l'heure. J’eus beau faire pour ! sais ET, » ;
ae lrtenir ; ïl a fallu qu'y partit dans le Varennes.
ia de —Ést-ce bien le cousin de M. Meunier qui était
àla M “orten mer? demanda St. Luc, fort intéressé dans EN -M la découverte du père Toin. 12
. t j | dr —Non pas le cousin; le p'tit cousin ; c’est le père | ent. qu'était le cousin du matelot, C'lui-cit c'est l’fils. di |
—C'est bien, c’est bien ; mais où ‘allons-nous le (Rs retrouver maïntenant. C’est dommage que je n'ai 4 + pu le voir. |
—Ah1! pour ça, écoutez: j'sais où y d'meure; y d'meure à Montréal, dans le faubourg St. Laurent, qu'y m'a dit, conte le Coin Flambant.
—Est-ce tout, ce que vous avez pu va.
Toin? js
SR — Rat Er pa MR Te
118 UNE DE PERDUE —QOui, m'sieux ; c'est-à-dire non, arrêtez un peu… th ah! ÿ m'a dit que l’petit Pierriche à MameRivan…, 4 jo attendez, j'ai pas trop ben compris... oui, j'crois ils qu'c'est ça, Pptit Pierriche à Mame Rivan, qu’elle | La avait mis chez son père, avait été enlevé, tout p'ii. n'é —Chez qui avait-il été mis ? d Chez Pierriche Munier, l’père à celui ji qu'était ici leu à matin. | au — Est-ce tout ce que vous avez appris ? or —Oui, m'sieu, c’est tout. | des à qt É répl CHAPITRE XXXV. pie | | cab:
UNE NUIT ORAGEUSE. | | qua | trou 1 rou£ L'excitation des esprits à Montréal était devenue 4 bant telle qu'il était dangereux de sortir Je soir, surtout : mod dans les faubourgs. La police était ‘out à faitinsuf À te fisante pour réprimer les désordres Les hommes 4 assez du guet faisaient acte d'apparition par intervalles, 4 exall plutôt par forme que pour faire äcte d'autorité, 4 conv Heureusement qu’il était rare que l'on fit usage EE & li d'armes meurtrières ; on se servait de batons, qüel @ jama quefois de garcettes, mais presque jamais de pistolels 4 d'aut ou de poignards.—Mais si d’un côté il n'y eut point Æ haind d’assassinats, il y avait presque tous les soirs de 100: À des breuses contusions d'infligées, souvent à des person: : St. Le nes fort inoffensives. Une haine de race: s'était : Un insensiblement accrue entre une partie de la popula vers tion anglaise et canadienne, La jeunesse des deux % deux
nationalités, surtout, était fort exaltée. Leur aulipt: ! de cir