‹ Une de perdue, deux de trouvées [microforme]Chapitre 74 sur 78 · A MON FILS · texte numérisé non relu

A MON FILS

“Quand cesligues, que je trace en les mouillant de mes larmes, te parviendront, je ne serai plus. La mort aura étendu son froid linceul sur mon corps inanimé ; mon front ne rougira pas en te voyant lire ce que ma bouche n'avait point osé t’apprendre.

“ Pierre, mon enfant, mon bien aimé, je suis ton père ! Perinets-moi de t’appeler de ce doux nom de fils, que mon cœur te donnait, mais que ma langue n'avait pas la force de prononcer. Je ne me sentais pas le courage et mon cœur faiblissait à l’idée que

j’'empoisonnerais le bonheur de ta vie, si joyeuse, si

enthousiaste du présent, si confiante dans l'avenir, en t'apprenantque tu né devais la vie qu'à une union sacrilègement brisée presqu’aussitôt que formée! Il

était de mon devoir de ne pas te dévoiler, durant

ma vice, l'existence de secrets que je devais ensevelir dans mon sein jusqu'à ma mort. Mais quand la

| mort sera venue frapper à mon chevet, alôrs ce

secret ne sera plus le mien, il sera devenu le tien,

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