‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 119 sur 172 · XLVIII. — I.A VIE ÉTERNELLE · texte numérisé non relu

XLVIII. — I.A VIE ÉTERNELLE

pas du tout f'ii cette vio, quoi de plus conforme à l'équité qu'il le soit dans une autre, dans une autre qui servira de correctif à la première (1) ? . . . C'est ainsi qu'avec les seules données de la raison, on arrive à cette conviction : qu'il y aura une seconde phase de l'existence, où, non seulement lame, mais le corps lui-même recevra rémunération ou récompense, pour les œuvres bonnes ou mauvaises, auxquelles il aura participé.

Et maintenant que la nature et la raison ont parlé, quelle surabondance de lumière nous fournirait la foi proprement dite, si les textes révélés qui l'expriment, ne devaient trouver place dans la prochaine Instruction !

Nous nous arrêtons donc ici; et des grands Docteurs de l'Église, ce sera un de ceux qui ont le mieux traité cette matière, saint Pierre Ghrysologue, qui dira le dernier mot : Puisqu'il est si dur de mourir et qu'il plaît tant de vivre : que la résurrection résonne sans cesse comme une douce musique à nos oreilles: Quia morinunquam libet, vivere semper détectât, resonet in orc nostra resuvvectio semper . . . C'est ainsi que pour se rire des ondes amoncelées et braver leur courroux, le nautonnier salue le port en chantant, et escompte déjà les gros gains qu'il se promet de réaliser: Sic nauta modidatto' portum et lucm, ne midanon ruinas, nec maris discrimina pertimescat . . . C'est ainsi que, pour frapper de grands coups, et ne point craindre d'en recevoir, le soldat voit d'avance le butin qui l'enrichira, et le triomphe qui l'attend : Sic mdes, ne vidnera mettait, ut gladios non pertimescat, prsedas personat et triumphos . . . De même, que le chrétien ait la résurrection, toujours dans le cœur, toujours sur les lèvres, toujours devant les yeux ; qu'il la chante, qu'il la bénisse, qu'il l'attende en toute confiance, afin de mépriser la mort, et de fouler aux pieds les terreurs qu'elle inspire : Unde resurrectionem mente, ore, oculis, cantet, cogitet Christianus ; ut totam morlis possit despicerc et calcare formidinem (2) . . .

(1) Catech. Hom. ibid.

{t) Apud MiCHAEL Vivien. Terliilliaiius pnrtiicans, l. -i, p. 451

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