‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 24 sur 172 · X. — <:iu':.\ti:li'. nr (:ii:i, i:i' m; la ii;!',!;!': 8Î · texte numérisé non relu

X. — <:iu':.\ti:li'. nr (:ii:i, i:i' m; la ii;!',!;!': 8Î

lîornons-îioiis ù iioininci", sans rien diM-rirc : les tissus ciicoi'*- |)liis (l(''liciils qu'ils ne sont iinuilircux. les luuscles et leur cou- Iractililé, les lils nerveux et icui's raïuilicaLions infinies, |c cœur et son in(''cai)isnic puissant, le san!4' et son pareoiuv, les l)Ouinons (jui s'eiillent et se compriment tiuir à toiu" par un jeu continu, l'estomac où les aliments sont connue tamisés avant (le s'adjoindre à notre suljstanci', la tiHc l'ortiliéc de toute [lart pour conserver le précieux tr(''S()r qu'elle i-en!'erme, les xciix si bien faits pour voir les objets, les mains si bien (listrilju(''es en ai'ticulations et en phalanges peur les saisir, les lancer, les attirer, les repousser, les démêler. . . et ces deux cent (piaranle es, les uns plus gros, les autres plus petits, les uns plus droits, les autres i)lus arqués, les uns plus résistants, les autres plus (Masticiues, les uns Taisant clef de voûte, les autres formant arc-boutant, chacun ayant son utilité propre, et tous le devoir conunun de soutenir riHlilice ! () le Lirand ouvrier, Celui (j ni a fait tant de merveilles avec rien, un peu de terre humide. Mais ce n'est pas tout encore. Nous n'avons parlé que d'une partie du compos('' humain. L'homme n'est pas corps uni(iuement, il est àme autant (jue «'orps. Autrement dit, ce corps a une àme ({ui le vivilie — une àme absolument distincte du corps, avec lequel pourtant elle est conjointe par des liens aussi étroits (piils sont mystérieux, pour le mouvoir, le faire ai^ir, autrement il ne serait (ju'une statue sur son socle, belle encore sans aucun doute, mais froide et inanimée — une àme ipii est esprit, tout esprit, rien qu'esprit, sans aucun mélange de matière si subtile qu'elle soit, si éthérée (pi'on la supi)ose, tout cunnni' les Anges, quoique pourtant et de beaucoup infi'rieure aux Anges — une àme qui est inunortelle, non seulement parce ([ue Dieu qui seul pouriait la di''lruirt', ne la détruira pas, il l'a juré, mais encore parce (ju'elle est telle de .sa nature, innnat(''rielle, indivisiiile, indécomposaltle. Le temps, qui est un rongeur. Uitiiixs nhiv. et la mort (jui n'épargne l'ien, ne peuvent mordre sur elle, pas i)lus que la dent de la vipère sur le jioli de l'acier ; elle le dit, et dit vrai: Je ne mourrai pas, mais je vivrai, iion iiuiri((r scd riiuon {\\ — une àme cniin qui

(Ij rSAI.. CXVII.

imagine, qui sent, qui iiensc, qui raisonne, qui l'éfléchit, qui compare, qui juge, qui so souvient, qui ne peut être forcée à agir ni contrainte à vouloir; l'âme est libre, et elle le sait, lïime est libre, et elle en use. Dieu, dit la sainte Écriture dans son langage imagé, a mis devant nous l'eau et le feu: à nous de porter notre main de ce côté ou de cet autre, vers l'eau ou vers le feu : Apposuit tibi Dciis aquam et itpu'in, ad qiind vcducvls pon'iyc manu)n litiim (1) . . . Oh ! qu'il est nécessaire de rappeler ces vérités fondamentales, en ce temps surtout, temps de philosophie fataliste, de médecine matérialiste, d'enseignement faussé à tous les degrés, aux yeux desquels l'homme est un animal plus perfectionné ([ue les autres, une machine qui fonctionne jusqu'à ce que les ressorts soient usés; et c'est tout . . . Repoussons avec autant de mépris que d'indignation ces théories folles, ces doctrines aljjectes, pour venir puiser aux bonnes sources du vrai et du beau.

(le vrai et ce beau, c'est, la parole de Dieu disant : Faisons l'homme à notre image et ressemblance ... et l'homme fut fait à l'image de Dieu : cl crcavit Dcus liominem ad imaginem aniim (2). A la bonnt.' heure! nous .sommes loin cette fois de l'homme animal, de l'homme pure machine, que les matérialistes veulent nous faire.

Mais ne quittons pas encore un sujet qui nous intéresse au plus haut degré. De ces paroles : Faisons l'homme à notre image. . . et de ces autres : L'Iiomme fut fait à l'image de Dieu... quel est le sens exact '? Saint Tiiomas va vous le dire. Peut-être allez-vous le trouver un peu subtil ; mais cette première impression passée vous ne tarderez pas à reconnaître le bienfondé de son ol).servation.

Autre chose est, dit-il, être l'image de quelqu'un, et autre chose : être à l'image de quelqu'un. Mieux encore peut-être, et dans des termes plus saisi.ssables : autre chose est l'image naturelle, autre chose l'image artificielle. L'image naturelle est la ressemblance de deux êtres, dont l'un est l'engendrant et l'autre l'engendré, ayant dés lors la même nature. Ainsi le fils e.st l'image de son père, (/tii Vu engendré et avec qui il a identité de

(i) eccle. 0. xv, \. 17.

(2; Ge\. ci. • ,'

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