IJ PSAL. XXI, LXVIII
(2) Liro, pour plus aiiii)los dcveloppemeuls, le prune : De la naissance de Jésus Christ, Prône ICi""^
glorieux. Et une lois que cela est fait; quand le Rédempteur est venu, et qu'on peut lire dans le livre authentique écrit tout exprès pour les relater : l'origine de ce Rédempteur, sa naissance, sa vie, ses œuvres, sa mort, sa résurrection, sa survie : on constate avec un étonnement toujours nouveau, que toute son Histoire a été faite, cinq cents ans, mille ans, quinze cents ans, deux mille ans, quatre mille ans et plus, avant sa venue : à ce point, comme le dit admirablement le Catéchisme Romain : que si, par une abstraction de l'esprit, on ôte la différence du passé et de l'avenir, on n'en voit plus aucune entre les prédictions des prophètes et les prédications des Apôtres, entre notre foi et la foi des anciens Patriarches, tant la concordance est exacte (1). Oh ! que Jésus Christ est grand ! . . . Dieu devant tous les siècles, l'Éternité est à lui . . . Dieu fait homme dans le temps, tous les temps lui appartiennent ... Il est le centre vers lequel tout converge, et où tout aboutit . . . Et le mot de .saint Paul trouve ici sa place : Le Ciirist était, il est, il sera; il était hier, il est aujourd'hui, il sera demain, et aux siècles des siècles: JesHS Christus heri, et hodie : ipse et in sasciUa {'2,). . .
(1) Le lecteur nous saura gré de mettre sous ses yeux ce beau texte dans son idiome d'origine : Ita ul, si futuri et prœteriti temporis tollatur diversilas, uiliil jam inter proplielarum pnpdicta et apostolorum prœdicationes, nihil inter V eterum patriarcharum fidcm et nostram intnnjsse vidcatur. Cap. 3.
(2) Heb. c. XIII, V. 8.
QUATORZIÈME PfiONE
La notion théologique de Jésus Christ.
Et in Jesnm Christian, Filinm ejus unicum, Dominvm noslrmn.
Et en Jésus Christ, son ImIs unique, Notre Seigneur.
Praeslat contemplari quod fides propoiiit, et sincera mente Jesuin Cihristiim veruni Deum et verurn hominem eredere et confiteri ; genitum quideni ut Deum ante omnium sœculorum eetafes, ex Pâtre ; ut hominem vero, natum in tempore, ox matre Maria Virgine. Et ([uanquam duplicem ejus nativitatem agnoscamus, unum tamcn filium esse credimus. Una enini persona est, in qua divina et humana natura convenit.
Cale cl). Rom. cap. i'».
Le Catéchisme Romain donne au Pasteur un salutaire conseil. Au lieu de vouloir pénétrer le mystère inénarrable de la génération éternelle du Fils de Dieu, dans le sein du Père: Il vaut mieux, dit-il, jirœslat, il vaut mieux, en s'arrétant simplement à ce que la foi nous propose à cet égard, croire et professer avec sincérité, que Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, est engendré du Père en tant que Dieu, avant tous les siècles, et qu'il est né dans le temps, de la Vierge Marie sa mère. Mais en reconnaissant ses deux nais.sances, nous ne croyons pourtant qu'un seul fils, puisqu'il est une seule personne, réunissant ensemble la nature divine et la nature humaine.
Ce conseil est trop sage pour nous en départir un seul Instant; et c'est dans les limites qui nous sont tracées, que nous allons nous i-enferme)- aujourd'hui. Dieu nous aide de sa grâce. , .
Nous avons vu dans une de nos premières Instructions sur le Symbole des Apôtres, que Dieu est fécond, qu'il est père, qu'il a un fils; que ce fils, engendré avant tous les siècles dans le sein du Père, est distinct du Père, mais égal au Père, coéternel au Père, consubstantiel au Père, Dieu avec et comme le Père.
Or, ce fils de Dieu, fils parfait du Père, et vrai Dieu comme le Père, étant venue la plénitude des temps, ainsi que s'exprime saint Paul (1), c'est la foi catholique: Qu'il est descendu des cieux, qu'il a pris notre nature, un corps semblable au nôtre, une âme humaine comme la nôtre, et qu'ainsi, sans cesser d'être ce qu'il était, mais devenant ce qu'il n'était pas, il a été fait homme.
Voulez-vous vous en convaincre?
Saint Jean le dit, et avec saint Jean tous les Évangélistes : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. . . et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire du fils unique de Dieu, plein de grâce et de vérité : In principio erat Vcrhum, et Verbutn erat apucl Deuyn, et Deus erat Vcrbum . . . et Verhum caro factum est, et Jiabitavit in noMs, et vidimus gloriani ejiis, i/loriani quasi nnigeniti a Pâtre, ])leniim gratise et veritatis (2).
Saint Paul le dit, et avec saint Paul tous les Apôtres; Comme il avait la forme de Dieu, c'est-à-dire, étant de même nature que Dieu, l'égal de Dieu, et .sans usurper rien qui ne lui fût propre, se disant tel, il s'est anéanti jusqu'à prendre la forme de l'esclave, en toutes choses .semblable aux hommes, et vrai homme lui-même: Qui, cum in forma Dei csset, non rupinam firbitratus est esse se sequalem Deo ; secl semetij)siim. exinanivit formam servi accipiens, in similittidinem Jwmimim factus, et habitu inventus ut homo (3).
(1) GALAT. C. IV, V. l.
(2) JOANN. c. I.
(3) Philip, c. ii, v. 0, 7.