XIV. — NOTRK SEIGNEUR
Le Symbole de saint Atlianase le dit, et avec lui les Docteurs <le tous les siècles clu'étiens ; 11 est Dieu et homme tout ensemble, le Fils de Dieu, Jésus Christ notre Seigneur ; Dieu, engendré avant tous les siècles de la substance du Père ; homme, né dans le temps de la substance maternelle. Nous le croyons, nous le professons, c'est la normale et vraie foi : Est ergo fides recta ut credamus et confiteamur quia Dominus noster Jésus Chris- Jus DeifiUus, Deus et homo est. Deus est ex suhstantia Patris anir sxcula (jcnitus ; et homo est ex suhstantia matris in sœculo natiis (1).
Enfin rp^glise le dit; c'est son enseignement officiel. Entendez comment elle le formule : Credo in unum Deum ... Je crois on un seul Dieu, Père tout puissant, qui a fait le ciel et la terre, les choses visibles et celles qui ne le sont pas ; et en un seul Seigneur, Jésus Christ, fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, qui n'a pas été fait, mais engendré, consubstantiel au Père, et par qui tout a été fait, qui pour nous autres hommes et pour notre salut est descendu des cieux, s'est incarné dans le sein de la Bienheureuse Vierge Marie par l'opération du Saint Esprit, et a été fait homme . . . Vous avez re- <3onnu le Symbole de Nicée, que l'Eglise vous invite à chanter avec elle, chaque dimanche, pour témoigner publiquement de votre foi (2).
Mais ce n'est pas tout ; et pour que la notion de Jésus Christ que nous avons à établir ici soit théologiquement exacte, il reste encore à préciser. Si Jésus Christ est Dieu, et il l'est; s'il est homme, et il l'est : est-ce donc à dire qu'il y ait en Jésus Christ deux personnes ? Non, certes.
A la vérité, il y a en Jésus Christ deux natures, la nature •divine et la nature humaine. Ces deux natures, quoique étroitement unies, sont distinctes, sans changement, sans altération, sans confusion de l'une avec l'autre, sans absorption de l'untpar l'autre. Ces deux natures sont parfaites, chacune dans son
(l) Siiinb. QuiciaiKiiie.
{"2) Sijiuh. (te .Mcée, dit aussi : de Coiistantinoplo — les pasteurs verront-ils revivre un jour les heiu-eux temps où tout le peuple chrétien prenait une part --ictive aux chants iitiu-iïiques? . . ,