‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 33 sur 172 · LE SVMH0L1-: DES AI'OÏRES · texte numérisé non relu

LE SVMH0L1-: DES AI'OÏRES

ordre, parfaite la nature divine, parfaite la nature humaine. Par la première .lésus Christ est Dieu, vraiment Dieu, je répète ce que j'ai dit déjà : Éû;al au Père, consuhstantiel au Père, un même Dieu avec le Père, en toute vérité pouvant dire, et le disant en effet : Le Père et moi, nous ne sommes qu'une même chose: Ego et Pater unum sumns (i). Par la seconde, il est homme, vraiment homme, ayant de l'homme les deux éléments qui font l'homme : un corps humain, un vrai corps, une âme humaine, une vraie âme. Quoi de plus! Le mot de saint Athanase est le mot qu'il faut dire ici, il n'en est point de plus exact : Jésus Christ est Dieu parfait et homme parfait : Perfectiis Deus et perfectus hoyno (!2).

Mais si les deux natures en Jésus Christ sont distinctes et restent entières ; autrement dit, si chacune d'elles, même après l'union, garde ses propriétés respectives, sans que la gloire de la nature divine absorbe la nature humaine, ou que l'élévation de la nature humaine abaisse la nature divine : pourtant il n'y a en ce même Sauveur qu'une seule personne. Plusieurs sont les natures, unique est la personne. Personne unique. Celui qui, engendré de Dieu avant tous les siècles dans les profondeurs de l'éternité, est né d'une femme dans la plénitude des temps. Personne unique. Celui qui, en cent endroit.'; de l'Évangile, se qualifie tout à la fois de Fils de Dieu et de Fils de l'homme. Personne unique, Celui qui est tout en même temps passible et impassible, mortel et immortel, borné et sans bornes, visible et invisible, compréhensible et incompréhensible, terrestre et céleste ; ainsi s'exprime saint Grégoire de Nazianze, dit le Théologien (3). Personne unique. Celui dont les miracles, les plus étonnants qui furent jamais, révèlent la divine puissance, et qui par après succombe sous les coups de ses ennemis, indice manifeste de l'humaine infirmité ; ainsi s'exprime saint Léon (4) ; ainsi se sont exprimés tous les Docteurs «lans tous les temps; et quand, au cinquième siècle, un héré-

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