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que. De tous ct-ux que j'ai lus, il n'en est pas un seul qui n'ait vu en toutes ces choses, de quelle manière nous devons traiter le saint Corps de Notre Seigneur, lorscpie nous le recevons I)ar la communion. Ici comme là, maintenant comme alors : beaucou}) de parfums, et des plus exquis, c'est-à-dire un cortège choisi de vertus chrétiennes. Ici comme là, maintenant comme alors : un linge très fm et très blanc, un sépulcre neuf, ou duquel, pour le moins, on ait retiré tous les vieux ossements : c'est-à-dire une conscience délicate et très pure, un cœur où il n'y ait plus de péché, ni d'attache au péché. Là-bas, le tombeau du Christ était fermé : fermez votre âme qui vient de recevoir le même Christ, aux affections terrestres. Là-bas, le tombeau était gardé par des sentinelles vigilantes: pieux fidèle, qui venez de communier, faites bonne garde près ûu riche trésor dont vous êtes en possession. Ce que le Juif faisait par malice, faites-le par amour ; Ex hoc fado îm^iionon discamus pictalcm (i).
Je vous laisse sur ces pensées. Veuille la divine grâce, que vous n'oubliiez point les enseignements dogmatiques, et les enseignements moraux de cette Instruction. Les premiers affermiront votre foi, les seconds profiteront à votre sanctification ...
(!) A p. Cornet., a L.\p.
MN'cr DKIXIfvMK l'IloXK La Rédemption par Jésus Christ.
Adoramu.s te, C/irisir, cf. heticdicintiis tihi, qnid /ht sttnrfinn Cnirem tiuim redemisti innndum 1 1 ).
Nous vous adorons, Jésus, cl nous vous bénissons, parce (juc vous avez l'aclieté le monde par votre sainle C.roix.
Kst intei^ra, at jiie omnibus niiineris perfecta satisfactio, quam Jésus Christus pro i»eccatis nostris Deo Patri porsolvit. Neque vero pietium quod pru iiobis persolvit, dobitis nostris par sohun et aquali; luit, verurn ca lon^e supcravif.
I]nt('ilt. Iloin. l'ap. :{.
Si nous prêtons une oreille attentive : on chante au ciel : on rhante sur la terre. Au ciel : A FAoneau qui a été immolt'\ puissance, divinité, .sagesse, force, honneur, gloire et bénédiclion : /'."/ (licrhanl vocf. maçina : Dignits est Agnus riid occisiin est, Hccipere vlrfiitciti, cl (Urbtil((f(>))i,ef. sapiriitiam, et fortitmliiieiti, et /loitoeein, et filoeiam, et bene(Uetioiie>n (2i . . . Sui" la terre : () C.hiist, nou.s vous adorons ; ô Maître bion-aimé, nous vous bénissons; parce que, en mourant sur la Croix, vous ave/ racheté le monde : AdoraitiKS te, CVovs/r, et l)eneiUeintiis tihi : ((tiia jier saticfam Critcein tino» re<le)nisti tnioulion.
-Vinsi chante le Ciel ; ainsi chante la terre. Entre ces deux
(I) Cott(! Iiislruction a été préi'Iiéo le Jeudi .Saint.
i-î) Apoc. c. V. V. l'I. 187
188 LE SY.\inr»LK i»ks apothks
chants y a-t-il (luolque diflérence ? Dans la forme, oui peutêtre ; quant au lond, je n'en vois aucune. C'est le même motif qui les inspire ; c'est la même pensée qu'ils expriment : La Rédemption ... La Rédemption par Jésus Christ.
() la plus sainte des œuvres ! L'œuvre d'un Dieu qui meurt pour ses créatures, d'un Roi qui s'immole pour son peuple . . . puissé-je, non vous chanter, mais vous rendre par la parole, et assez Ijien, pour satisfaire cette assemblée de croyants, avide d'édification.
Mais avant de commencer, saluons la Croix : O Cvax, arc.
Dès les premiers temps du christianisme, et presque au lendemain de l'événement, l'apôtre saint Paul l'écrivait à ses chers fidèles de Gorintlie ; nous-mérne, nous vous l'avons dit plusieurs fois déjà, au cours de ces Instructions; chaque année d'ailleurs, au moyen des cérémonies qui lui sont propres, la Semaine Sainte vous le met comme sous les yeux : H a été immolé, le véritable Agneau pascal, dont l'ancien n'était que la très imparfaite figure, Jésus Clirist : Pascha nostrum immolatiis est Chrinti(s (1).
Mais ce n'est pas assez, certes, de savoir historiquement ces choses. Un Dieu qui souiïre, un Dieu qui est flagellé et que l'on couronne d'épines, un Dieu qui meurt sur une croix, les pieds et les mains percés de clous : c'est un fait qui appartient infiniment plus à la religion qu'à f histoire ; c'est un phénomène qui, par son étrangeté même, sort de l'ordre naturel ; finalement, c'est un mystère à approfondir, et dont il faut chercher la raison explicative.
Or, je suis très à l'aise pour vous le dire : nous ne chercherons pas longtemps. Cette raison explicative, je la vois consignée à chaque page, presque à chaque ligne des divines Écritures. La voici dans le prophète Isaïe : 11 a été blessé à cause de nos iniquités, il a été broyé pour nos crimes, ce sont ses plaies qui nous ont guéris (2). La voici dans l'Épitre de saint Paul aux (ialates : Il nous a rachetés de la malédiction, en se faisant lui-
(1) I (lOK. C. V, V. 7.
("2) Isa. c. 1,111, V. 5.